#34 La sélection de l’été 2018

#34 La sélection de l’été 2018

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Ça faisait un bon moment que je n’avais rien publié sur le présent blog & je vais maintenant y remédier en rattrapant le retard d’un peu plus d’un an en quelques semaines d’ici la fin de l’année environ, pour ensuite débuter l’année 2020 sur de bonne nouvelles bases. Durant ces quelques semaines, je vais aller à l’essentiel en rediffusant ici les principaux liens rediffusés ces dernières semaines via mon inséparable Shaarli (qui a enfin repris du service après une très longue pause...)


 

 

SOURCE : Résumé en quelques liens de l’actualité de l’été 2018 @ http://shaarli.sam7.blog/?do=daily&day=20190930


ZOOM @

Dans cette nouvelle section, je mets ici en avant quelques articles parmi les plus intéressants de la période considérée :

Réguler Internet par la décentralisation – La Quadrature du Net

La directive droit d’auteur et les récents débats sur les « fausses informations » ont servi d’introduction au débat général sur la régulation du Web, tel qu’il s’annonce pour l’année à venir. Aujourd’hui, La Quadrature du Net présente ses propositions concrètes.

Le gouvernement français veut que les grands réseaux sociaux arrêtent de favoriser la diffusion de « propos haineux ou extrémistes ». Soit.

Le rapport visant à « renforcer la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet », commandé par le Premier ministre et publié jeudi dernier, l’explique très bien. Il dénonce « un lien pervers entre propos haineux et impact publicitaire : les personnes tenant des propos choquants ou extrémistes sont celles qui « rapportent » le plus, car l’une d’entre elles peut en provoquer cinquante ou cent autres. Sous cet angle, l’intérêt des réseaux sociaux est d’en héberger le plus possible ».

Plus généralement, le rapport regrette la « règle selon laquelle un propos choquant fera davantage de « buzz » qu’un propos consensuel, alimentant de façon plus sûre le modèle économique des plateformes ». C’est la même analyse que nous faisions pour expliquer pourquoi attaquer Google ou Facebook en mai dernier, quand nous préparions nos plaintes collectives contre les GAFAM.

Pour compenser cette « règle » qui rendrait la haine et le conflit rentables, le gouvernement veut renforcer les obligations imposées aux plateformes géantes qui en profitent : transparence et devoir de vigilance accrus. Pourquoi pas (cela peut être fait de façon plus ou moins pertinente, nous y reviendrons plus tard). Mais cette solution ne suffira jamais à contrer à elle seule les dérives permises par la « rentabilité du conflit ». Et il est illusoire d’imaginer, comme le fait le rapport cité ci-dessus, qu’on pourrait atténuer ce problème en mettant un juge derrière chaque diffamation ou injure prononcée sur Internet. Il y en a bien trop.

Non, si on veut traiter le problème sérieusement, c’est l’ensemble de l’économie de l’attention qu’il faut remettre en question. Et cela doit passer par l’émergence d’alternatives saines qui reposent sur un autre modèle que celui des GAFAM.

Debian a 25 ans – Tuxicoman

Le projet Debian fut officiellement fondé par Ian Murdock le 16 août 1993. À cette époque, le concept de « distribution » Linux était totalement nouveau. Ian avait l’intention de faire de Debian une distribution qui serait réalisée de manière ouverte, dans l’esprit de Linux et de GNU (pour plus de détails, lisez son manifeste disponible en annexe de ce document). La création de Debian a été sponsorisée par le projet GNU de la FSF pendant un an (de novembre 1994 à novembre 1995).

Debian voulait être élaborée soigneusement et consciencieusement, maintenue et gérée avec autant d’attention. Cela a commencé par un petit groupe de hackers du logiciel libre qui grandit pour devenir une grande communauté organisée de développeurs et d’utilisateurs.

À ses débuts, Debian était la seule distribution ouverte aux contributions de tout développeur ou utilisateur. C’est toujours le seul distributeur Linux majeur qui ne soit pas une entité commerciale. C’est le seul projet important disposant d’une constitution, d’un contrat social et de chartes pour organiser le projet. Debian est également la seule distribution « microempaquetée » utilisant des informations détaillées sur les dépendances entre les paquets, afin d’assurer la cohérence du système lors des mises à jour.

Le revenu de base et la double journée de travail – Mouvement Français pour un Revenu de Base

Faire le ménage, s’occuper des enfants, faire les courses… Les femmes, qu’elles travaillent ou non, effectuent deux fois plus de tâches ménagères et occupent quatre fois plus de leur temps au soin des enfants que les hommes. Cette forme de travail, mal répartie, dévalorisée et invisible, constitue une charge physique et mentale qu’il convient de questionner.

Deuxième article de notre série (lire le premier et le troisième)

« Nous sommes les prolétaires des prolétaires » disait Flora Tristan, éminente féministe du 19ème siècle. De fait, si les conditions des travailleurs peuvent être pénibles, elles le sont d’autant plus pour les travailleuses, qui prolongent encore aujourd’hui leur journée de travail professionnel par une « deuxième journée de travail » dans la réalisation des tâches domestiques (ménage, cuisine, rangement) et de « care non rémunéré » (garde d’enfants et soin des parents âgés ou malades).

Quand les objets connectés sont utilisés comme des armes contre leurs propriétaires

Il est difficile d’imaginer des appareils aussi basiques que les ampoules ou les thermostats puissent être transformés en armes, mais c’est exactement ce qui peut se passer avec les versions intelligentes de ces objets.

Alors qu’il est désormais courant pour les pirates d’exploiter les faiblesses des produits connectés et de les transformer en rampe de lancement pour attaquer d’autres systèmes informatiques, une utilisation plus sinistre des produits intelligents vient d’être révélée.

La directive Copyright n’est pas une défaite pour l’Internet Libre et Ouvert ! – – S.I.Lex –

Qu’est-ce qu’une victoire et qu’est-ce qu’une défaite ?  En un peu plus de 10 ans de militantisme pour les libertés dans l’environnement numérique, j’ai souvent eu l’occasion  de me poser cette question. Et elle surgit à nouveau de la plus cruelle des manières, suite au vote du Parlement européen en faveur de la directive sur le Copyright, alors même que le précédent scrutin en juillet avait fait naître l’espoir d’une issue différente.

L’expérience m’a cependant appris que rien n’est plus trompeur que les votes parlementaires pour apprécier si l’on a « gagné » ou « perdu ». En 2012, lorsque le Parlement européen avait rejeté l’accord anti-contrefaçon ACTA, nous pensions avoir remporté une victoire historique qui changerait le cours des choses. Et nous avons ensuite sincèrement œuvré en ce sens, pensant que ce serait le premier acte d’une réforme positive du droit d’auteur. Mais le recul nous montre qu’il s’agissait en réalité d’une simple séquence au sein d’un ensemble plus vaste, qui a progressivement conduit au revers de cette semaine.

Que reste-t-il du logiciel libre ? | April

Titre : Que reste-t-il du logiciel libre ?
Intervenants : Amaelle Guiton – Bernard Ourghanlian – Pierre-Yves Gosset – Hervé Gardette
Lieu : émission Du grain à moudre – France Culture
Date : juin 2018
Durée : 39 min 40
Écouter l’émission ; Écouter le podcast
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Participation by opensource.com, licence Creative Commons by SA
NB : transcription réalisée par nos soins.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

Microsoft vient de racheter la plateforme de création collaborative de logiciels Github. Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour le logiciel libre ? Et quelles conséquences pour les utilisateurs ? La philosophie du libre a-t-elle gagné ou s’est-elle fait manger ?


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