Pour une société numérique libre82 minute(s) de lecture

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Titre : Pour une société numérique libre, Richard Stallman
Intervenant : Richard Stallman
Lieu : Médiathèque Aragon, Médiathèque Aragon, Choisy-le-Roi
Date : 16 avril 2016
Durée : 2 h 43 min
Licence : Verbatim
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Transcription

Richard Stallman : J’ai une question au sujet de l’espace numérique public : est-ce qu’il permet que l’utilisateur vienne et utilise les ordinateurs sur Internet à l’anonymat ? Est-ce que l’utilisateur est obligé de s’identifier pour naviguer ? Parce que moi, je refuse de m’identifier pour me connecter à l’Internet. Où ils m’imposent de m’identifier pour me connecter, je refuse, par principe parce que c’est une injustice. Souvent il faut donner un numéro de téléphone portable pour recevoir la clé. Je n’ai pas de téléphone portable, je ne peux pas les utiliser. Mais personne ne doit les utiliser. Il faut changer ce système.

Pour commencer, j’ai des conditions pour vous. Si tu fais des photos de moi, ne les mets pas dans Facebook, ni Instagram, ni WhatsApp, parce que ces entreprises sont des moteurs de flicage. Elles reconnaissent les personnes par les visages ou par le dos de la tête. Si quelqu’un apparaît dans une photo et qu’il met cette photo dans Facebook, tu aides l’entreprise à le fliquer. Il ne faut pas le faire, c’est du mauvais traitement de l’autre, par exemple de tes amis ou de moi. Prière de ne pas me le faire. Si tu veux faire des photos de moi avec un ordinateur portable comme un téléphone, prière de désactiver d’avance la fonctionnalité de mettre la géolocalisation dans les photos parce que ça augmente le flicage. Si tu fais un enregistrement et que tu veux en distribuer des copies, prière de le faire uniquement dans les formats favorables aux logiciels libres. C’est-à-dire le format OGG ou le format webm, pas dans « mp quoi que ce soit » parce que ces formats sont brevetés dans beaucoup de pays. Surtout pas dans Flash parce que Flash exige un programme privateur pour s’afficher. Et pas dans Windows Media Player, ni Real Player, ni QuickTime. Et assure-toi que le fonctionnement normal du site d’accès, du site de distribution, dans l’accès normal au site, permette le téléchargement des copies sans exécuter aucun programme pas libre. Voici le problème de YouTube. YouTube refuse de fonctionner si l’utilisateur n’exécute pas un programme pas libre en JavaScript contenu dans la page même.

Et prière de mettre sur l’enregistrement la licence « Creative Commons Non Derivé », parce que c’est une présentation d’un point de vue.

Le sujet pour aujourd’hui est « Pour une société numérique libre ». Beaucoup de projets donnent pour acquis que la participation dans une société numérique est bonne. Et donc il y a des projets qui visent à brancher plus de gens à la société numérique. Ils supposent que d’avoir accès à l’Internet est bon. Mais est-ce bon ou pas ? Ça dépend des détails. Ça dépend de si la société numérique dans laquelle tu participes est juste ou injuste. Si elle est injuste, le vrai but n’est pas l’inclusion numérique mais plutôt notre extraction numérique de cette société injuste. Nous devrions chercher à nous échapper de la société numérique injuste. Quelles sont les menaces à notre liberté dans la société numérique ? En principe, j’ai neuf menaces à traiter si j’ai le temps.

Mais une menace à la base de beaucoup d’autres, c’est le logiciel dont les utilisateurs n’ont pas le contrôle, c’est-à-dire les programmes pas libres. Donc, je présente d’abord la question du logiciel libre. En anglais, je dois dire « Free Software » et free, en anglais, est ambigu. Ce mot signifie ou « libre » ou « gratuit ». Mais dans ce cas, il signifie « libre », uniquement « libre ». Il ne signifie pas « gratuit ». Le logiciel libre n’est pas forcément gratuit, pas toujours, souvent oui, mais pas toujours et pas forcément. Et ce n’est pas la question. Le prix est une question secondaire. Pas besoin de traiter cette question secondaire, elle ne m’intéresse pas tant. Donc, en anglais, je dois expliquer qu’il signifie « libre » et pas « gratuit » ou « gratis », le mot anglais pour « gratuit » est « gratis ».

Donc pour nous, peu importe si tu paies une copie d’un programme ou reçois cette copie gratuitement. La question pour nous, c’est : quand tu as reçu ce programme, qu’est-ce que tu as ? Est-ce que ce programme respecte ta liberté et ta communauté ou pas ?

Mais c’est quoi un programme, c’est quoi un ordinateur ? Un ordinateur est une machine très simple conceptuellement, qui ne sait faire qu’une chose : prendre la prochaine instruction et faire ce qu’elle dit, prendre la prochaine instruction et faire ce qu’elle dit, prendre la prochaine instruction et faire ce qu’elle dit… Des millions de fois par seconde. Mais c’est toujours pareil. Les instructions viennent d’un programme. Et selon quelles instructions le programme contient, le même ordinateur peut faire n’importe quoi. Dans quelques limites, il y a des choses impossibles que l’ordinateur ne peut pas faire. Hormis les choses impossibles, n’importe quel ordinateur peut faire n’importe quoi selon quel programme il exécute.

Qui donne les instructions à ton ordinateur ? Tu peux croire que c’est toi. Mais en vérité, c’est quelqu’un d’autre. Tu peux croire que ton ordinateur t’obéit, tandis qu’en vérité il obéit en premier à quelqu’un d’autre et à toi seulement quand l’autre l’autorise.

Je peux expliquer la question du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. C’est-à-dire les choses que l’État français ne respecte plus.

Applaudissements

Liberté parce que l’utilisateur d’un programme libre est libre dans son informatique.

Égalité parce que le programme libre ne fournit à personne aucun pouvoir sur personne. Les utilisateurs sont égaux.

Et fraternité parce que le logiciel libre encourage la coopération entre ses utilisateurs.

Pour n’importe quel programme, il y a deux possibilités : ou les utilisateurs ont le contrôle du programme ou le programme a le contrôle des utilisateurs. Il n’y a pas d’autre possibilité. C’est toujours l’un ou l’autre. Quand les utilisateurs ont le contrôle du programme, nous l’appelons du logiciel libre. Et pourquoi ? C’est quoi la liberté ? La liberté est d’avoir le contrôle de ta propre vie, le contrôle des activités que tu fais dans ta vie. Mais si tu utilises un programme pour faire l’activité, le contrôle de l’activité requiert le contrôle du programme. Donc si les utilisateurs ont le contrôle du programme, ce programme respecte leur liberté et leur communauté, donc c’est du logiciel libre. Et pour que les utilisateurs aient le contrôle de ce programme, il doit porter les quatre libertés essentielles. Nous arrivons aux critères concrets du logiciel libre.

La liberté zéro est celle d’exécuter le programme comme tu veux pour n’importe quel but.
La liberté 1 est la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de le changer pour qu’il fasse ton informatique, pour qu’il fasse tes activités informatiques comme tu veux. Cette liberté, pour être pratique, requiert la disponibilité du code source du programme. Voilà du code source d’un programme très simple. Le code source est comme un mélange de mathématique et d’anglais. Si tu as appris le langage de programmation, tu peux lire le code, comprendre ce qu’il fait et le changer pour faire d’autres choses. Mais pour l’exécuter, il faut le convertir en forme exécutable, une série de 1 et de 0, énigmatique, très difficile à comprendre. Pour un petit programme comme ça, le programmeur pourrait comprendre sans beaucoup de travail ce que les 1 et 0 signifient. Mais pour un grand programme, ce travail est énorme et très difficile. Ça s’appelle l’ingénierie inverse.

Si le développeur disait aux utilisateurs : « Oui, tu es libre de changer mon programme et on fait l’ingénierie inverse », ça serait se moquer des utilisateurs, ce n’est pas vraiment la possibilité pratique de faire des changements. Donc la liberté n°1 exige la disponibilité pour les utilisateurs du code source du programme .

Ces deux libertés fournissent ensemble le contrôle séparé du programme. C’est-à-dire que chaque utilisateur a séparément le contrôle de ses copies. Je peux changer mes copies et tu peux changer tes copies, séparément.

Voilà quatre utilisateurs d’un programme dont un change le programme et les trois autres l’utilisent tel quel. Le contrôle séparé est nécessaire mais ne suffit pas parce que beaucoup d’utilisateurs ne sont pas des programmeurs, ne savent pas programmer. Ils font d’autres choses dans la vie. Comment peuvent-ils participer dans l’exercice du contrôle sur ce programme sans savoir le faire directement ? Par le contrôle collectif, c’est-à-dire la liberté de collaborer avec d’autres en exerçant le contrôle de ce programme.

Voilà au-dessus un groupe de trois utilisateurs qui collaborent en faisant des changements de ce programme. Les deux à droite, changent directement le code. Évidemment, ce sont des programmeurs. Le troisième, à gauche, ne change pas directement le programme. Peut-être qu’il ne sait pas le faire. Mais, par sa participation dans le groupe, il participe aux décisions de quels changements à faire. Et comme ça, il participe dans le contrôle de ce que fait ce programme.

En bas, il y a deux autres utilisateurs qui ne participent pas dans le groupe et utilisent le programme tel quel, la version originale. Pourquoi est-ce qu’ils ne participent pas ? Nous ne savons pas. Il y a beaucoup de raisons possibles. Peut-être qu’ils ne se connaissent pas. Peut-être que les deux en bas ont d’autres désirs, d’autres idées de comment changer ce programme. Peut-être qu’ils ne veulent pas utiliser la version modifiée de ce groupe. Peut-être qu’ils voudraient mais ne connaissent pas le groupe, et demain ils commenceront à collaborer tous les cinq. Qui sait ?

Le contrôle collectif, c’est la liberté de collaborer avec ceux qui veulent collaborer avec toi. Et le contrôle collectif requiert deux libertés essentielles. La liberté deux est de faire des copies exactes du programme pour les donner ou les vendre aux autres, quand tu veux. Et la liberté trois est de faire des copies de tes versions modifiées pour les donner ou vendre aux autres, quand tu veux. Avec ces deux libertés, les utilisateurs ont le contrôle collectif. Parce que chaque membre du groupe, s’il fait une version modifiée, par la liberté trois il peut faire d’autres copies de cette version modifiée pour les transmettre à d’autres membres du groupe. Puis eux, par leur liberté numéro deux, peuvent en faire d’autres copies de la même version. Ce seront des copies exactes de la version qu’ils ont reçue. Donc ils peuvent donner ou vendre ces copies aux autres jusqu’à ce que tout le groupe possède des copies. Mais ils peuvent aussi offrir des copies aux autres et peuvent même publier cette version, c’est-à-dire offrir des copies au grand public.

Quand le programme porte ces quatre libertés, de manière complète, les utilisateurs ont le contrôle de ce programme qui se qualifie de logiciel libre. Et c’est donc la manière éthique et juste de distribuer des copies d’un programme. Mais si une de ces libertés manque ou est incomplète, en ce cas, les utilisateurs n’ont pas vraiment le contrôle du programme. C’est donc le programme qui a le contrôle des utilisateurs, et le propriétaire du programme qui a le contrôle du programme. Donc ce programme, pas libre, est un instrument du pouvoir injuste de son propriétaire sur ses utilisateurs. Voici pourquoi nous l’appelons un programme « privateur ». Parce que la nature de sa manière de distribution est de priver de la liberté aux utilisateurs. Un programme privateur est injuste. L’existence même d’un programme privateur est une injustice. Il ne faut jamais participer au développement d’un programme privateur, ni sa promotion, parce que ça produit du mal.

C’est déjà une injustice mais ça mène à une autre injustice. Parce qu’aujourd’hui, les propriétaires sont très conscients de leur pouvoir et calculent finement jusqu’à quel point ils peuvent maltraiter leurs propres utilisateurs pour gagner plus d’argent à leurs dépens. C’est ce qu’ils font normalement. Ils le font par l’introduction des fonctionnalités malveillantes dans les programmes privateurs. C’est le cas normal, ce n’est plus l’exception, c’est le cas normal qu’un programme privateur contienne des fonctionnalités malveillantes. Par exemple, des fonctionnalités de flicage. Voilà le Swindle d’Amazon. Swindle signifie « escroquerie ». C’est le nom approprié de ce produit qui est un lecteur de livre numérique, qui flique les utilisateurs. Ce produit fait de la lecture orwellienne parce qu’il transmet de temps en temps, à Amazon, le titre du livre et le numéro de la page. Et si l’utilisateur tape des notes sur un passage, elles sont transmises à Amazon. Si l’utilisateur souligne quelques passages, c’est transmis à Amazon. Flicage total de la lecture.

Les fonctionnalités de flicage existent dans beaucoup de programmes privateurs, dans Windows, dans Mac OS, les i-Things, en Flash Player, aussi dans presque tous les téléphones portables, aussi dans beaucoup d’applications, toutes les applications de streaming fliquent l’utilisateur. Parce que l’application fonctionne avec un service et le service exige que l’utilisateur s’identifie pour payer. Donc il sait qui a payé, il identifie l’utilisateur et il prend note de quelles œuvres cet utilisateur a regardé. Flicage total. Voici une raison qui suffit pour refuser toutes les applications de streaming. Et je les refuse. Même les applications pour faire de la lumière pour un téléphone fliquent l’utilisateur. Quelqu’un a investigué : ces applications transmettent des données à plusieurs sites. Pourquoi ? Elles n’ont pas besoin de données pour allumer tout l’écran, mais évidemment c’était le but des développeurs de fliquer les utilisateurs. Ils le font parce qu’ils peuvent.

Il y a aussi les menottes numériques, c’est-à-dire les fonctionnalités pour restreindre l’utilisateur, pour lui bloquer de faire ce qu’il voudrait faire. Par exemple, d’imposer du contrôle d’accès aux données dans la machine de l’utilisateur, pour lui nier l’utilisation des données qu’il a acquises. Par exemple, voilà l’horrible disque « raie bleu » [Blu-ray, NDT] qui contient des menottes numériques pour bloquer la libre utilisation des données dans le disque. Et dans le monde libre, nous n’avons pas trouvé de manière pour rompre ces menottes, donc il faut les refuser. Il faut refuser l’utilisation de n’importe quel produit conçu et fabriqué pour te restreindre, pour ta liberté. Moi je n’ai jamais utilisé un disque « raie bleu » et je ne l’utiliserai jamais sans avoir un programme libre capable de rompre les menottes et offrir l’accès libre aux données dans le disque. Ah, il y avait un libriste qui faisait des courses avec ses enfants, et devant la caisse il a trouvé dans le chariot un petit sac avec dedans un disque porteur de menottes numériques, il dit : « Sacré bleu ! ».

Les menottes numériques se trouvent dans beaucoup de produits informatiques. Dans Windows, dans Mac OS et dans les i-Things. Je crois aussi dans Android, dans FlashPlayer, dans le Swindle d’Amazon, et beaucoup d’autres programmes. Ce doit être un délit. La fabrication ou la vente des produits avec des menottes numériques devraient être punies par des années en prison.

Il y a aussi les portes dérobées pour attaquer l’utilisateur. Une porte dérobée est une fonctionnalité malveillante qui accepte des commandes de quelqu’un, souvent le propriétaire de ce programme même, qui a développé la porte dérobée, qui garde aussi le secret pour l’utiliser. Et la porte dérobée s’utilise pour donner des mauvais coups à l’utilisateur. Parce que celui qui emploie la porte dérobée peut l’utiliser pour faire des coups à l’utilisateur, sans lui demander l’autorisation de les faire. Et qu’est-ce qu’il peut faire ? Ça dépend du code qui implémente chaque porte dérobée, ça varie selon les cas. Mais dans le Swindle d’Amazon, il y a une porte dérobée pour supprimer à distance les livres. Nous le savons par l’observation : en 2009, Amazon a supprimé des milliers de copies d’un livre, dans un acte orwellien. Et c’était quel livre ? C’était 1984 de George Orwell. Suite à beaucoup de critiques, Amazon a dit qu’il ne le ferait jamais plus. Mais c’était un mensonge, parce que quelques années plus tard, Amazon est revenu à supprimer des livres. Amazon a dit qu’il ne le ferait jamais plus, sauf sous ordre de l’État. Si tu as lu 1984, ce n’est pas très réconfortant.

Rires du public

Mais en vérité, Amazon de nouveau supprime des livres même sans ordre de l’État, arbitrairement. Et d’autres programmes aussi contiennent des portes dérobées. On ne peut pas savoir si le programme contient une porte dérobée, sauf en ayant de la chance, à observer les effets. Comme des utilisateurs ont observés la disparition d’un livre. J’ai rencontré quelqu’un qui m’a dit être en train de lire 1984 quand il a disparu.

Il y a aussi la censure directe. Apple était le pionner de la censure des applications. Le iPhone était le premier ordinateur d’utilisation générale, fabriqué pour imposer de la censure des applications. L’utilisateur ne pouvait plus installer les applications de son choix, il était limité à installer les applications approuvées par Apple. Et quand les utilisateurs ont trouvé des mécanismes pour éviter la censure, ils l’appelaient jailbreak. Jailbreak signifie « s’échapper de la prison ». Donc notre terme pour de tels ordinateurs est jail, « prison ». Voilà une prison, un « ordinateur-prison ».

Il y a aussi des portes dérobées universelles. Ça veut dire des portes dérobées avec le pouvoir d’imposer des changements arbitraires du code même. Windows contient une porte dérobée depuis au moins Windows XP. C’est dans Windows XP qu’un investigateur a démontré la présence d’une porte dérobée universelle. Microsoft ne l’admettait jamais, mais chez Windows 10, Microsoft a annoncé avec fierté la présence d’une porte dérobée universelle : Microsoft peut imposer des changements de logiciel quand il veut. L’utilisateur est totalement à la merci de Microsoft, impuissant.

Il y a aussi une porte dérobée universelle dans le Swindle d’Amazon et dans presque tous les téléphones portables. Dans les téléphones portables, cette porte dérobée s’utilise pour les convertir en dispositifs d’écoute, qui écoutent tout le temps et transmettent toute la conversation qu’ils entendent. Et pas besoin de parler directement dans le micro, ils peuvent t’écouter depuis l’autre bout de la salle. Et si tu veux récupérer ta vie privée en éteignant le téléphone, quelle surprise ! Il n’y a pas vraiment d’interrupteur, seulement un bouton qui signifie « s’il te plaît, éteins-toi ». Et s’il ne veut pas s’éteindre, s’il a été converti en dispositif d’écoute, il fait semblant de s’éteindre pendant qu’il continue de fonctionner, écouter et transmettre tout le temps.

La seule manière d’éviter de récupérer la vie privée est d’enlever toutes les piles, pas seulement la grande piles, mais toutes les piles pour être sûr. Il y a des modèles qui contiennent une pile secondaire qui suffit pour que le dispositif continue de fonctionner pour quelque temps.

Donc, j’appelle les téléphones portables « le rêve de Staline », parce qu’ils transmettent toujours des signaux qui informent le réseau de téléphonie où se trouve à ce moment le téléphone. Donc ils fliquent tous les mouvements des gens et leurs conversations. Si Staline avait pu distribuer de tels dispositifs à tous les habitants de l’Union soviétique, il l’aurait fait, mais la technologie n’existait pas encore. Aujourd’hui, elle existe.

Je refuse d’être fliqué comme ça donc je n’ai pas de téléphone portable. C’est mon devoir de citoyen.

Autre forme de sabotage des utilisateurs de privateur : quand Microsoft découvre des erreurs de sécurité dans Windows, il les montre à la NSA, l’agence d’espionnage des États-Unis, avant de les corriger, pour que la NSA ait l’opportunité d’envahir les ordinateurs des autres, de n’importe qui. Crois-tu que l’État français doive utiliser Windows ? Personne ne doit utiliser Windows. Mais le fait que nous savons que Microsoft agit comme ça, ne signifie pas que les autres ne le font pas. Nous ne savons rien sur les autres. Ce sont quelques exemples du « maliciel privateur ». Mais que signifie le « maliciel » ? Un programme conçu pour maltraiter son utilisateur.

Souvent, les conversations au sujet du maliciel se limitent aux virus, c’est-à-dire les programmes qui ne devraient même pas être présents dans l’ordinateur. Mais ça c’est le refus de considérer l’autre moitié du sujet du maliciel, c’est-à-dire les produits informatiques qui sont du maliciel comme Windows, Mac OS, les i-Things, Android, Flash Player et beaucoup d’autres. J’ai présenté assez d’exemples pour démontrer que presque tous les utilisateurs du privateur sont déjà les victimes du maliciel privateur. Mais nous connaissons un tas d’autres exemples, des dizaines. Dans http://gnu.org/proprietary/, tu trouveras des listes organisées d’exemples.

Et pourquoi est-ce qu’ils le font ? Pour leurs gains. Ils ont trouvé des manières de gagner plus d’argent aux dépens de leurs utilisateurs en les maltraitant.

Les exemples que nous connaissons sont peut-être des dizaines. Il y a des milliers de programmes privateurs dont nous ne savons rien. Et il est impossible d’investiguer. Il y a des manières de trouver, de chercher des fonctionnalités malveillantes visibles. Mais il y a aussi des fonctionnalités malveillantes cachées et très difficiles à découvrir. Donc, dans quelques cas, nous connaissons les fonctionnalités malveillantes et ces programmes sont du maliciel établi, démontré. Et dans les autres cas, le programme peut être du maliciel mais nous ne savons pas et nous ne pouvons pas savoir.

Celui qui nous bloque pour investiguer est le même qui aurait pu le faire. Donc nous ne pouvons pas nous confier à lui. Et donc chaque programme privateur est ou du maliciel démontré ou du maliciel possible. Il ne peut jamais y avoir une base rationnelle pour se confier à un programme privateur. C’est la foi aveugle ou rien. Et souvent, la foi aveugle en quelqu’un qui a déjà trahi cette foi.

Donc pour avoir une base rationnelle pour te confier à un programme, il doit être libre. Dans le logiciel libre, les utilisateurs ont une défense contre le maliciel. Les utilisateurs ont le contrôle du programme. Ils peuvent lire le code source et s’ils trouvent quelque chose d’injuste, de mauvais, ils peuvent corriger le code. C’est la seule défense connue. On voit qu’elle n’est pas parfaite mais c’est de beaucoup meilleur que d’être sans défense comme les utilisateurs du privateur.

Donc il faut s’échapper du logiciel privateur. Il faut venir vivre avec nous dans le monde libre que nous avons construit. Nous l’avons construit avec le système d’exploitation GNU et le noyau Linux. J’ai commencé le développement du système GNU en 84. Je voulais rendre possible l’utilisation d’un ordinateur en liberté, ce qui était impossible parce que l’ordinateur ne sait pas fonctionner sans système d’exploitation installé. Mais à l’époque, il n’y avait aucun système d’exploitation libre pour les ordinateurs modernes. Tous étaient privateurs et comme si l’utilisateur perdait sa liberté. Mais en tant que développeur des systèmes d’exploitation, j’ai décidé d’en développer un qui serait libre, 100 % de logiciel libre, donc qui respecterait complètement la liberté et les droits de l’humain des utilisateurs.

L’année 91, GNU était presque complet mais un composant essentiel manquait : le noyau. Cette année-là, M. Torvalds a commencé le développement de son noyau Linux. Linux, en 91, était privateur. Mais en 92, il l’a libéré. Il a publié le code source de Linux sous une des licences libres. À ce moment, il était possible de mettre Linux dans le dernier vide de GNU pour faire la combinaison, le système GNU et Linux. Et c’est depuis 92 qu’il est possible d’utiliser un PC en liberté, grâce à notre système.

Je suppose que tu auras entendu dire « j’utilise Linux ». Beaucoup disent qu’ils utilisent Linux, mais c’est faux. En vérité, ils utilisent le système GNU avec Linux. Ils ne reconnaissent pas notre travail. Ce n’est pas beau d’attribuer notre travail à quelqu’un d’autre. Nous avons besoin de la reconnaissance de notre travail pour promouvoir notre campagne pour la liberté des utilisateurs. Nous n’avons pas complètement gagné. Nous avons établi un monde libre dans un grand monde soumis. Donc il reste beaucoup de luttes et nous avons besoin de la reconnaissance de notre travail que nous avons déjà fait pour recruter des gens pour lutter. Ce qui est très triste, c’est que M. Torvalds n’est pas d’accord avec nos idées de liberté. Alors quand les gens lui attribuent notre travail, le résultat est qu’ils suivent la philosophie de Torvalds au lieu de la nôtre. Donc ils n’apprennent pas à valoriser la liberté, à lutter et donc notre lutte est affaiblie par cette erreur. Donc ce n’est pas qu’une insulte à nous, mais cela abîme le futur de tout le monde. Prière donc de dire « j’utilise GNU et Linux ». Prière de nous donner la reconnaissance égale.

En principe, GNU et Linux est un système libre, mais dans la pratique pas toujours. Il y a beaucoup de variantes du système GNU et Linux, chacune développée par quelqu’un qui ajoute d’habitude d’autres programmes au système. Ces programmes peuvent être libres ou pas. Mais quand il ajoute des programmes pas libres, le résultat est un système pas complètement libre qui ne respecte pas en sa totalité la liberté de l’utilisateur.

Un système d’exploitation est une collection de beaucoup de programmes, des milliers de programmes. Et pour qu’une collection respecte la liberté de l’utilisateur, chaque composant doit la respecter. S’il y a même un seul composant qui prive de la liberté, la collection prive de la liberté par ce composant. Donc l’adjonction d’un seul composant pas libre produit un système pas libre. C’est le cas usuel. Il y a plus de mille distributions GNU et Linux, presque toutes contiennent des programmes privateurs, il y en a plus ou moins dix qui sont totalement libres. Regarde http://gnu.org/distros pour la liste des distributions libres.

Comment rendre libre un programme ? D’abord il faut noter que selon la loi actuelle injuste du droit d’auteur, n’importe quel programme, par le fait d’être écrit, porte automatiquement un droit d’auteur. Et, par défaut, cette loi interdit toutes les quatre libertés : interdit de faire des copies, interdit de faire des changements, interdit de distribuer des copies, et même, dans beaucoup de pays, interdit d’exécuter le programme sans autorisation. Parce que pour que le programme s’exécute, il faut le copier, il faut que l’ordinateur copie le programme dans la mémoire et cela même est interdit, dans beaucoup de pays, par le droit d’auteur.

Comment donc le programme peut être libre ? Les détenteurs du droit d’auteur sur le code peuvent le libérer par une déclaration formelle octroyant les quatre libertés à tout utilisateur possédant une copie. Et cette déclaration s’appelle une licence de logiciel libre. Évidemment, il y a beaucoup de manières d’écrire des licences libres ; il y a en beaucoup et elles sont différentes. Les différences ont des conséquences pratiques, elles ne sont pas équivalentes. Toutes, pour se qualifier de licence libre, doivent octroyer de manière adéquate les quatre libertés. Mais il y a des manières différentes de le faire.

Il y a deux classes principales de licences libres. Il y a les licences faibles et les licences de gauche d’auteur, en anglais « copyleft », en français « gauche d’auteur ». « Copyright » signifie le droit d’auteur donc « Copyleft » signifie « le gauche d’auteur ». Les licences faibles permettent presque n’importe quoi. Et ça parait très simple, mais c’est faible. Quand les développeurs disent : « Fais ce que tu veux », les entreprises répondent : « Ah oui, merci », et font des version modifiées privatrices pour soumettre des utilisateurs avec le code que l’autre avait publié comme libre. Je l’avais vu en 85 quand j’avais un programme à distribuer pour le système GNU, j’avais déjà vu ce problème des licences faibles, donc j’ai inventé le gauche d’auteur, qui s’utilise dans la GPL de GNU, la GNU General Public License, GPL de GNU.

Mais qu’est-ce que dit le gauche d’auteur ? Le gauche d’auteur impose une condition sur l’exercice des libertés 2 et 3, c’est-à-dire sur la distribution de copies ou exactes ou modifiées. Et la condition dit : « Quand tu distribues des copies, tu dois respecter les mêmes libertés pour les utilisateurs suivants que je t’ai données ». C’est-à-dire que l’intermédiaire n’a pas le droit d’ôter la liberté et redistribuer le code comme du logiciel privateur. Il est obligé, formellement, de distribuer les copies sous la même licence et avec le code source, de manière que les utilisateurs suivants, qui reçoivent le code de ses mains, aient les mêmes libertés que lui. Et comme ça, la liberté arrive à tout utilisateur, parce que les intermédiaires sont interdits d’ôter la liberté.

Et le résultat d’utiliser le gauche d’auteur, est que les entreprises mêmes collaborent dans le développement de la version libre. Se voyant interdites de faire des versions privatrices, elles choisissent de participer dans la communauté. Donc si tu développes un programme libre, il est très important de protéger la liberté de tout utilisateur contre ces entreprises en leur niant l’option de convertir ton code en privateur.

Je suppose que tu as entendu l’expression « open source » et tu auras noté que je n’ai jamais dit cette expression. Ce n’est pas la même chose que le logiciel libre. C’est le slogan d’une réaction contre nos idées libertaires. Une réaction qui cherchait à séparer notre logiciel de nos principes, de notre philosophie politique, de notre éthique. L’idée était d’inventer un autre nom, pour inventer un autre discours et donc pour choisir quelles idées mettre dans leur discours. Et ils ont choisi uniquement les niveaux superficiels pratiques, du logiciel libre en rejetant la base morale. Et donc, dans leur discours, ils ne citent que les valeurs pratiques superficielles, comme la bonne qualité du code. Pour nous, si tu développes et distribues un programme, c’est ton devoir moral de respecter la liberté des utilisateurs de changer et redistribuer ce programme. Mais pour ceux d’Open Source, ils refusent de le dire. Ce qu’ils disent est : « Si tu développes et distribues un programme, il peut être de ton intérêt pratique de permettre que les utilisateurs modifient et redistribuent ce programme parce que, comme ça, ils pourraient améliorer la qualité du code ». Donc pour nous, les valeurs sont les droits de l’humain. Je ne dis pas les droits de l’homme parce que ces droits ne sont pas que pour les hommes, donc je dis les droits de l’humain. Mais pour eux, ce n’est pas une question des droits de l’utilisateur, uniquement l’avantage pratique du développeur. Donc ils acceptent, ils donnent pour acquis, que le développeur peut légitimement nier cette liberté aux utilisateurs. C’est le contraire de notre idée fondamentale. Un programme privateur est une injustice.

Donc cette différence est profonde. Mais au niveau superficiel, les deux sont presque pareil. La différence est au niveau des valeurs. Malheureusement, en 98, quand ils ont inventé cette expression, ils étaient la majorité de la communauté et ils avaient l’appui de presque toutes les entreprises dans la communauté libre. Les médias importants et les politiciens ont suivi l’argent et donc, dès lors, dans les médias importants, on ne voit presque jamais « logiciel libre », énormément, uniquement open source. Nous devons faire un effort continu d’informer les utilisateurs de notre logiciel, qu’il existe toujours le mouvement logiciel libre, que nous ne sommes pas d’accord avec les idées d’Open Source que d’autres leurs ont présentées.

Chaque semaine, je reçois plusieurs messages me remerciant des contributions que j’ai faites à l’open source. Et je dois répondre : « Je n’ai rien fait pour l’open source, je ne suis pas d’accord, c’est l’idée des autres qui rejettent le mouvement logiciel libre. » Beaucoup pensent que j’ai lancé le mouvement Open Source. Il n’y a pas de mouvement Open Source. L’idée fondamentale d’open source est de ne pas être un mouvement, de ne pas lutter. Il n’y a pas de pourquoi lutter. C’est leur idée, c’est le non-mouvement Open Source. Mais je ne l’appuie pas.

J’ai même vu des articles qui m’appelait « le père d’open source » ! Ohhhhhhhhhhhh !!! Qu’est-ce que je peux faire ? J’ai envoyé une lettre à l’éditeur disant « si je suis le père d’open source, il a été conçu par l’insémination artificielle, utilisant de la semence volée, sans mon autorisation ». Puis j’explique les idées du mouvement « logiciel libre » et je présente son nom. Et voici le but de la lettre, que les lecteurs de ce magazine connaissent les idées du logiciel libre, mais je commence par une blague parce que j’aime les blagues.

Enfin, si tu es d’accord avec ceux d’Open Source, avec les gens d’Open Source, tu as le droit de le dire. Mais si tu es d’accord avec le logiciel libre, prière de le montrer aux autres, prière de ne pas dire open source.

Moi, je ne le dis jamais, sauf pour expliquer pourquoi je ne suis pas d’accord avec eux. Et c’est un appui important à notre mouvement que tu dises toujours « logiciel libre » et jamais « open source ». C’est l’appui clair à notre mouvement, nous en avons besoin. Si tu veux, avec très peu de temps, nous appuyer, voici la manière.

Les écoles doivent enseigner uniquement le logiciel libre parce que les écoles ont une mission sociale d’éduquer des bons citoyens d’une société forte, capable, indépendante, solidaire et libre. Dans l’informatique, ça veut dire enseigner uniquement du logiciel libre pour graduer [diplômer, NDT] des utilisateurs habitués aux logiciels libres. L’école ne doit jamais enseigner un programme privateur parce que donner aux jeunes du logiciel privateur est comme leur donner du tabac. C’est semer de la dépendance dans la société. Il ne faut pas.

Il y a aussi la question de l’éducation morale dans la citoyenneté. Les écoles doivent éduquer chaque élève à coopérer avec les autres, à être un bon citoyen d’une société solidaire. Il faut enseigner l’habitude d’aider les autres. Donc chaque classe doit avoir la règle suivante :

– les élèves : si tu apportes un programme à la classe, tu ne peux pas le garder pour toi, tu dois le partager, y compris son code source, avec les autres dans la classe car cette classe est un lieu pour partager les connaissances. Donc il n’est pas autorisé d’apporter un programme privateur à cette classe, sauf pour l’ingénierie inverse.

– l’école, pour donner le bon exemple, doit suivre sa propre règle, doit apporter uniquement des programmes libres à la classe et partager des copies, y compris des codes sources, avec tous ceux dans la classe qui veulent des copies, sauf pour les exercices de l’ingénierie inverse.

Mais il y a aussi l’éducation à la programmation. Chaque programme incorpore des connaissances. S’il est privateur, il nie ces connaissances aux étudiants. Le programme privateur est donc l’ennemi de l’esprit de l’éducation et ne doit jamais être toléré dans une école, sauf pour faire de l’ingénierie inverse. Le programme libre offre ses connaissances aux étudiants. Le programme libre appuie l’éducation. Et comment apprendre à écrire bien le code ? Il faut lire beaucoup de code et écrire beaucoup de code. Mais seulement le logiciel libre offre l’opportunité de lire le code des grands programmes qui s’utilisent. Puis il faut écrire beaucoup de code. Pour apprendre à écrire du code pour des grands programmes, il faut écrire beaucoup de code pour des grands programmes, mais il faut commencer par le petit. Que signifie le petit dans le champ d’écrire du code pour des grands programmes ? Écrire des petits programmes n’est pas même commencé. Non, le commencement, c’est d’écrire des petits changements dans des grands programmes. Seulement le logiciel libre offre l’opportunité d’écrire des changements dans des grands programmes qui s’utilisent. N’importe quelle école peut offrir l’opportunité de maîtriser l’art de la programmation si elle est une école de logiciel libre.

Les droits humains dépendent les uns des autres. C’est-à-dire que si nous perdons un droit humain, il devient plus difficile de protéger les autres droits humains. Mais vu que nous utilisons de l’informatique pour faire beaucoup d’activités importantes dans la vie, le contrôle de notre informatique, c’est-à-dire que le logiciel soit libre, est devenu un des droits humains essentiel pour défendre les autres droits humains. Et parfois, la liberté exige un sacrifice, c’est la vie ! Il en a été toujours comme ça. Mais beaucoup maintenant refusent de faire même des petits sacrifices. Ils disent : « Non, je ne veux pas arrêter d’utiliser ce programme privateur. C’est très commode ! Si un jour vous me montrez un programme pour faire ce travail 100 % aussi commode et efficace et fiable que ce programme-ci, je l’adopterai. » Qu’est-ce que ça signifie ? Ça signifie que pour lui, la valeur de la liberté est zéro. Si le sacrifice qu’il ferait pour la liberté est zéro, il valorise la liberté comme zéro. Et que faire ? Je ne peux pas le forcer à changer d’avis. Mais je peux le citer comme exemple d’un sot, du sot qui ne valorise pas sa liberté et donc est dans le chemin pour la perdre.

Comment appuyer notre cause ? Si tu es programmeur, si tu es bon programmeur, tu peux écrire des contributions aux programmes libres. Il faut commencer en développant des contributions aux programmes libres existants. Après l’avoir fait 20 fois, tu sauras gérer un projet et tu pourras lancer un projet et tu sauras comment le faire.

Mais si tu n’es pas programmeur, il y a d’autres manières également importantes de contribuer. Par exemple organiser le mouvement. L’administration des organisations activistes pour la liberté est essentielle. Pas besoin de savoir programmer. Tu peux apprendre à faire des conférences comme celle-ci. Très, très important. Nous avons beaucoup plus de programmeurs que de conférenciers. Tu peux persuader des écoles et des États à migrer au logiciel libre. Très important. Regarde http://gnu.org/education pour les écoles et https://www.gnu.org/philosophy/government-free-software.html pour l’autre.

Si tu es expert dans l’utilisation du système, tu peux aider les autres. Tu peux lancer un groupe d’utilisateurs de GNU et Linux, ou participer dans un groupe déjà existant d’utilisateurs de GNU et Linux. Et tu peux dire « Free Software », « logiciel libre » et jamais open source. Il y a d’autres manières de nous aider. Regarde http://gnu.org/help pour d’autres idées. Tu peux aussi adhérer, te faire membre de la Free Software Foundation, regarde http://fsf.org/.

Mais ça c’est une des menaces qui est relationnée avec d’autres menaces à la liberté numérique. Mais il y en a d’autres, par exemple le flicage. Le numérique facilite le flicage. Quand une activité est numérisée, ça met du flicage. Par exemple maintenant, aujourd’hui, les restaurants proposent de leur donner ton nom pour réserver une place. Il y a trente ans, il était possible de réserver une place : le restaurant écrivait quelques noms sur un papier et jetait le papier à la fin de la journée. Pas vraiment de flicage. Mais maintenant c’est un système numérique qui garde toutes les données. C’est la pratique usuelle. Garder à jamais toutes les données qui sont évidemment disponibles à l’État. Il y a du flicage fait directement par l’État et du flicage fait par des entreprises, mais toutes les données sont disponibles aux flics ! Donc pas vraiment de différence.

Parfois, ils nous fliquent à travers nos produits informatiques. En ce cas, souvent, ce sont les programmes privateurs qui fliquent, parce que les utilisateurs n’ont pas le contrôle et n’ont pas la possibilité de supprimer le flicage. Donc si tu n’utilises jamais du logiciel privateur, ça te protège de ce chemin de flicage. Mais il y a d’autres chemins. Il y a le flicage qui fonctionne à travers des systèmes que nous utilisons mais ne nous appartiennent pas, comme, par exemple, les fournisseurs d’accès Internet et les services de téléphonie. Nos ordinateurs fonctionnent avec ces services mais nous ne sommes pas les propriétaires, nous ne pouvons pas changer le logiciel dans les services pour ne pas nous fliquer. La seule manière de réduire ce flicage est par l’organisation pratique contre les tendances d’imposer toujours plus de flicage. Ils utilisent n’importe quelle excuse pour augmenter le flicage. En France, le terrorisme est un petit danger, comparé à d’autres grands dangers, comme les voitures, le sucre, le tabac. Voici des grands dangers capables de tuer des millions, qui tuent beaucoup de milliers au moins. Et voilà le terrorisme qui tue beaucoup moins. Donc il faut éviter la panique. Mais il y a une grande tendance à utiliser la panique. Est-ce que c’est un mot français panique ? Oui. Et les politiciens l’exploitent et augmentent, les médias augmentent la panique. Je connaissais quelqu’un qui, suite à regarder à la télé plusieurs fois les avions choquant les tours à New York, elle, habitait en Californie, mais elle avait peur de sortir. Évidemment, il ne faut pas les regarder. Heureusement, je n’ai pas de télé ! Donc…

Le 11 septembre 2001, j’étais à Washington. Il y avait une réunion cet après-midi-là, évidemment annulée. Il m’a fallu deux heures pour reconnaître la prochaine victime : notre liberté serait la prochaine victime. Donc j’ai commencé à écrire un article appelant les Américains à ne pas attaquer leur propre liberté. Par frustration de ne pas pouvoir trouver les organisateurs, ne pas pouvoir toucher les organisateurs des attentats, ils étaient susceptibles d’attaquer leur propre liberté.

Et le 13 novembre j’étais à Paris pour faire une conférence le lendemain ici, qui a été malheureusement gratuitement annulée. Je me préoccupais de la liberté des Français. Je savais que l’État profiterait de cette excuse pour réduire les libertés des Français et voici que cela s’est produit.

C’est à vous de vous organiser contre cette tendance. Vous devez dire qu’il faut risquer un peu de morts pour garder ce qui est vraiment essentiel : la liberté. Dans le passé, nous avons gagné des libertés par des grands sacrifices, des vies. Et les gens étaient disposés à le faire, à risquer même les grands sacrifices, parce que la liberté était importante. Et maintenant, ils enlèvent la liberté à tout le monde au nom d’éviter quelques peu de morts. C’est le contraire. C’est le contraire de la philosophie qui a acquis la liberté. Maintenant, c’est la philosophie de perdre la liberté. Il faut comparer le danger du terrorisme avec d’autres dangers pour reconnaître comment c’est petit, qu’il ne mérite pas de perdre la liberté, déchirer votre propre liberté.

Mais qu’est-ce qu’ils font ? Ils font du flicage partout. Quand j’ai vu les Vélib’, j’ai pensé un système de flicage. Il faut ne pas l’utiliser. Pour moi, je suis habitué à rejeter les systèmes de flicage. J’utilise le métro mais j’achète des carnets. Je n’ai pas de carte. Je ne veux pas être fliqué. C’est très important de rejeter les systèmes de flicage qui s’introduisent dans tous les systèmes que nous utilisons. J’ai une carte de crédit que j’utilise pour acheter des billets d’avion et rien d’autre. Rien ! Ah, théoriquement, pour louer une voiture, si je le faisais, mais ça fait des années que je n’ai pas loué une voiture, je n’ai plus le temps de conduire moi-même. Trop de courrier. Mais je l’utiliserais comme ça, parce que les agences de voitures exigent de regarder le permis de conduire donc elles savent à qui elles louent la voiture. Pas d’anonymat à protéger donc j’utiliserais la carte. Mais hormis ça, je paie en liquide pour ne pas être fliqué.

C’est avec ce type d’organisation que nous pouvons mettre de la pression contre le flicage. Mais aussi politiquement. Il faut dire aux élus : « Non au flicage. Le flicage est plus dangereux que les terroristes ! » Et c’est vrai, parce que le mal que les terroristes peuvent faire est limité. Mais l’État sans démocratie pourrait faire du mal sans limites. Que signifie la démocratie ? Que le peuple a le contrôle de l’État, le contrôle des actions de l’État. Mais l’État a tendance à agir secrètement. Comment donc avoir le contrôle des actions secrètes de l’État ? Il faut savoir ce que fait l’État. Et comment le savoir ? Grâce aux héros, aux lanceurs d’alerte, qui révèlent ce que fait l’État. La démocratie a besoin des lanceurs d’alerte, c’est-à-dire des sources des journalistes. Les deux sont synonymes. Mais l’État n’aime pas que des héros révèlent leurs actions secrètes. Donc les États les appellent des espions, essaient de les mettre en prison, suite à des procès injustes. Si l’État sait toujours qui va où et qui communique avec qui, l’État peut trouver toujours les lanceurs d’alerte et le lancement de l’alerte serait trop difficile, il y aura très peu de lanceurs d’alerte et fin de la démocratie.

J’ai donc démontré la limite absolue du flicage, possible dans une démocratie. Quand le flicage suffit pour identifier, pour fliquer qui va où et qui communique avec qui, fin à la démocratie. Il faut donc réduire les niveaux de flicage par accumulation de données, c’est-à-dire au point où il serait insuffisant pour savoir qui va où et qui communique avec qui.

Il faut rendre sauve la carrière de lanceur d’alerte. Mais comment le faire ? Quelques-uns proposent des limites à l’utilisation des données accumulées. Mais ça ne corrige rien parce que quand les règles sont proposées, elles disent toujours : « Pour trouver des délinquants l’État peut accéder aux données. » Mais quand l’État dit que le lancement d’alerte était un crime, voici l’excuse pour utiliser les données. Ce n’est pas une solution.

Autre solution proposée, c’est d’exiger chaque fois que l’utilisateur autorise le stockage de ses données. Mais nous savons que si un service informatique dit : « En utilisant ce service, vous utilisez le stockage de vos données », les gens le font. Sauf moi. Moi, si je vois que le site exige mes données personnelles, je ne l’utilise pas. Je vois que c’est déjà injuste. Je ne lis pas les politiques de vie privée parce que je sais que ça ne suffit jamais, dans aucun cas. Dois-je me confier à un site parce que la politique de vie privée m’assure de quelque chose ? Parce que qui sait si le site vraiment suit sa politique ? Et les politiques sont écrites pour avoir des confusions, pour paraître très fortes, tandis qu’elles sont en vérité très faibles.

Normalement, ce sera le site qui interprète la politique. Et le site dit normalement que la gestion a le droit de changer dans le futur cette politique. Si je donne maintenant les données et le site change la politique après, l’entreprise sera autorisée à utiliser les données que je lui avais déjà livrées. Il ne faut jamais se confier de ça. Ça ne peut pas être adéquat. Donc, qu’est-ce qu’il faut faire ?

Il faut des lois pour exiger que les systèmes numériques soient conçus pour ne pas accumuler les données. Ce doit être une loi et il ne faut pas accepter des excuses. Oui, il est facile de concevoir le site pour fonctionner de manière qu’il ait besoin des données personnelles. Si l’entreprise veut fliquer, elle peut construire une telle excuse. Donc il faut rejeter toute excuse. Il faut dire si, en principe, le service est possible sans accumuler ces données, il faut le faire sans accumuler ces données.

Il faut interdire les caméras connectées à l’Internet. Sauf dans des lieux complètement privés. Si tu veux exposer l’intérieur de chez toi à tout le monde, tu as le droit. Mais si la caméra regarde un lieu où le public est admis, la connecter à un réseau doit être interdit. Il faut exiger que toutes les caméras soient des caméras de sécurité en lieu de caméras de surveillance. C’est quoi la différence ? La caméra de sécurité fait un enregistrement local accessible uniquement si tu vas au lieu. Donc ça sert pour observer les délits et pour poursuivre les coupables. Mais ça ne sert pas au flicage de tout le monde, parce que l’accès aux enregistrements est trop incommode pour le faire toujours. On le fera quand il y a une raison spéciale comme un délit, mais pas toujours. Mais une fois que la caméra est branchée à l’Internet, il est facile de centraliser tous les enregistrements, de chercher par des programmes de reconnaissance de visage, etc. Voilà le flicage général. Donc pour éviter le flicage général, il faut interdire de telles caméras.

Il faut exiger que les systèmes matériels soient fabriqués pour ne pas fliquer les gens. Et ça doit s’appliquer à tous les systèmes, publics ou privés, qui ont des effets au public. Par exemple, les Velib’. Je crois que j’ai identifié une manière de faire fonctionner le système des Velib’ sans fliquer les utilisateurs. De manière que les utilisateurs paient et le système ne sait jamais qui a emprunté un vélo ou qui a rendu un vélo, sauf dans le cas où il ne rend pas le vélo. En ce cas, le système a besoin de savoir qui a volé le vélo, ou qui ne rend pas le vélo quand il doit. Donc il faut faire attention. Il faut donner la priorité à éviter le flicage. Si nous donnons la priorité à la commodité, si nous acceptons comme des solutions des systèmes qui fliquent, nous aurons une société de flicage total.

Par exemple il faut rejeter Uber parce que c’est un système de flicage. Le système sait qui a utilisé une voiture de où à où. Donc c’est nettement pire que les taxis normaux. On peut appeler un taxi normal et payer en liquide sans qu’il sache qui tu es. Donc j’utilise les taxis normaux, je n’utiliserai jamais Uber !

Une autre menace est la censure. Maintenant on voit que beaucoup de pays censurent l’Internet. La censure est injuste. Et même en Europe, il y a beaucoup de censure. Maintenant, nous voyons qu’un comédien allemand va être poursuivi pour insulter quelqu’un. C’est absurde ! Insulter quelqu’un ne doit jamais être un délit. Sarkozy était célèbre pour poursuivre ceux qui l’insultaient. Maintenant, c’est Erdogan. Les deux sont plus ou moins équivalents dans l’injustice. Il faut changer ces lois. En France, même des postures sur l’histoire sont censurées. En France, il est interdit de dire qu’il n’y avait pas de génocide des Arméniens. En Turquie, il est interdit de dire qu’il y avait un génocide des Arméniens. Deux lois également injustes.

Et je veux citer un héros que j’admire. Il s’appelait Hrant Dink. Il était citoyen turc de descendance arménienne, et il cherchait à réconcilier les deux peuples, mais il a été poursuivi en Turquie pour avoir affirmé qu’il y avait un génocide des Arméniens. Et quand il a entendu que la France proposait une loi pour interdire de nier, de dire qu’il n’y avait pas de génocide des Arméniens, il a dit que si la France adoptait une telle loi, lui, il irait en France pour nier ce génocide, pour défier l’État de le poursuivre. Malheureusement, quand la France a adopté cette loi, il était déjà mort. Il a été assassiné pour sa politique. Et maintenant la France a une loi injuste et il n’y a pas de Hrant Dink pour se manifester. C’est à vous de vous manifester contre cette loi. En France, tant que dure cette loi, il est impossible de parler de ce sujet honnêtement. Ou on imite l’opinion imposée par l’État, ou l’on fait un délit. Hors de la France, on peut considérer honnêtement cette question. Ce doit être possible en France.

Beaucoup d’États imposent des filtres sur l’Internet, imposent le filtrage aux fournisseurs d’accès. Voici une autre attaque à la liberté des gens.

Maintenant l’Europe est en train d’imposer une autre forme de censure : le droit à censurer les recherches de ton nom. Et des pays essaient d’imposer cette loi aux entreprises mondialement. Évidemment, les entreprises seront obligées de traiter l’Europe comme elles sont obligées de traiter la Chine.

Il y a une d’autres formes de censure. En Australie, il y a la censure des liens, il y a des liens interdits. À l’organisation Electronic Frontiers Australia qui défend les droits humains dans le monde informatique, a été ordonné de supprimer un lien vers un site étranger, politique, sous la peine d’une amende de 11 000 dollars par jour. Et c’était quel site ? Ce n’était pas un site terroriste, c’était presque également horrible, c’était un site à l’encontre du droit de l’avortement. Mais ils ont le droit de présenter leur opinion, même en Australie.

Et en Inde, il y a une autre forme de censure : des fonctionnaires ont le pouvoir de supprimer des pages sans procès, parce qu’ils considèrent que les pages insultent la religion de quelqu’un. Autre injustice. La liberté d’expression comprend le droit d’insulter n’importe quelle idée, y compris n’importe quelle religion. Et il faut soutenir ce droit. Je propose à tout le monde de regarder la bande dessinée Jesus and Mo, c’est très, très drôle. Ça présente Jésus et Mohammed comme couple homosexuel. Et toujours des commentaires sur des questions philosophiques et c’est drôle.

Il faut défendre le droit de dire de telles choses, même si les gens religieux ne l’aiment pas. Ils n’ont pas le droit d’imposer à tout le monde de ne pas les critiquer ni de se moquer d’eux. Parce que la liberté d’expression contient le droit de se moquer de n’importe qui ou n’importe quoi. Même de moi. Même du logiciel libre.

Une autre menace est l’utilisation des ordinateurs pour les élections publiques. On ne sait jamais ce qui se passe dans l’ordinateur. Seulement des experts sont capables d’étudier le fonctionnement du programme dans l’ordinateur. Mais ça ne suffit pas. Si c’est aujourd’hui l’élection et il y a un mois une équipe d’experts a étudié le code de ce programme, comment savoir si le programme qui s’exécute aujourd’hui est le même que celui qu’ils ont étudié. Peut-être que quelqu’un a installé ce matin un programme modifié pour compter mal les votes et ce soir il ré-installera le programme correct. Le problème d’utiliser les ordinateurs pour voter, c’est qu’on ne sait jamais si l’ordinateur a compté correctement les votes, il n’y a pas manière de le vérifier. Il faut voter de manière qu’on puisse vérifier les résultats, après.

La votation par Internet est folle, totalement folle, c’est pire encore. Parce que ça expose l’intégrité de l’élection au risque de la sécurité d’Internet. Washington D.C. pensait utiliser le vote par Internet. Mais avant de l’utiliser vraiment, ils ont fait une expérience en défiant quelques investigateurs à rompre la sécurité et falsifier les résultats. Et une équipe d’étudiants a falsifié les résultats, a fait gagner un robot fictionnel. Heureusement, Washington D.C. a rejeté l’idée de voter par Internet.

Je crois que c’est l’Estonie qui utilise beaucoup le vote par Internet. Une équipe a investigué leur sécurité et a déterminé qu’il serait très facile de rompre la sécurité de leurs serveurs. Pas pour tout le monde, mais de qui est-ce qu’il faut avoir peur ? Pas n’importe qui, mais plutôt l’armée de l’Internet de la Russie. Pour la Russie, rompre la sécurité de l’élection estonienne serait assez facile. Est-ce que les Estoniens veulent que leurs élections soient déterminées par les Russes, par l’État de Poutine [prononcé « putain », NDT]. Est-ce que j’ai dit quelque chose de drôle ? C’est son nom, n’est-ce pas ? Je ne dis pas « poutine », ça se trouve au Québec.

Donc c’est fou d’utiliser les ordinateurs pour voter. Et pourquoi est-ce qu’ils le proposent ? Pour économiser. Mais combien coûtent les élections ? C’est très peu comparé à d’autres dépenses de l’État. C’est idiot de courir un tel risque pour économiser un petit peu.

Une autre menace à la liberté, c’est la guerre contre le partage. Que signifie « partager » ? Partager des copies signifie la redistribution non commerciale, entre les gens, des copies exactes. Et je crois qu’il faut être légal. Tout le monde doit avoir le droit de partager des copies de n’importe quelle œuvre publiée. C’est très, très utile, et c’est une forme de coopération entre les gens. Voici la fraternité.

Pourquoi est-ce que la technologie numérique est utile ? Parce qu’elle facilite la manipulation, copiage et transmission des données. Y compris, évidemment, le partage des œuvres publiées. Mais les éditeurs ne veulent pas que nous profitions de cette avance technique. Les éditeurs veulent nous imposer un univers de payer chaque utilisation. Donc ils ont mené une guerre contre le partage et contre ceux qui partagent, pendant des décennies. Ils ont commencé avec des insultes. Ils ont appelé ceux qui partagent des « pirates ». Ah ! C’est absurde, parce que les pirates attaquent les navires et je crois qu’il faut envoyer la marine pour mettre fin à la piraterie. Ça n’a rien à voir avec nos ordinateurs. Attaquer les navires est très, très mauvais. Partager est bon. Donc il ne faut pas utiliser le même mot pour tous les deux. Voici la propagande des éditeurs. Je le rejette. Je refuse d’appeler le partage, piraterie. Mais ils ont le droit de présenter leurs opinions. Ça ce n’est pas une guerre. S’ils s’étaient limités à exprimer des opinions, je ne dirais pas guerre contre le partage. Mais ils sont allés beaucoup plus loin.

Il y a plus ou moins trente ans, ils ont commencé à convertir les produits techniques que nous utilisons chez nous en flics de prison. Pas pour nous servir, mais plutôt pour nous restreindre. Je veux dire qu’ils ont mis des fonctionnalités malveillantes de menottes numériques. Ça s’appelle en anglais Digital Restrictions Management, DRM. Puis, ils ont acheté dans plusieurs pays des lois qui interdisent les développements pour rompre les menottes. Donc nos États ont pris le parti des éditeurs à notre encontre. L’État français a légiféré plusieurs fois des pénalisations de partager. Enfin, il a éliminé le principe fondamental de la justice : aucune punition sans procès juste. Le but de l’Hadopi était de punir les gens sans vrai procès. Le soupçon suffit pour punir quelqu’un, la seule accusation suffit pour punir.

Heureusement, l’Hadopi n’a pas fonctionné. Mais on ne peut pas supposer que toutes leurs mesures injustes s’échoueront. Pas toujours. Il faut organiser contre de telles lois parce que le but est injuste. Au Japon, ils sont allés plus loin encore. L’acte de décharger une copie de n’importe quoi, sans autorisation, est puni par deux ans de prison. Et si ça ne suffit pas, je suppose qu’ils tueront les gens qui partagent. Parce que pour les éditeurs, il n’y a pas de limites. Les éditeurs veulent faire n’importe quoi pour réprimer le partage, la fraternité.

Pourquoi est-ce qu’ils proposent et imposent cette série de mesures injustes ? Parce que partager est bon. Et avec la technologie numérique, partager est facile donc les gens partagent. Et pour que les gens arrêtent de partager, il faut des mesures cruelles. Donc, il faut mettre fin à cette guerre en légalisant le partage. Et pour protéger le droit de partager, il faut interdire les mesures que les éditeurs emploient et pourraient toujours employer pour nous enlever le droit de partager, comme les menottes numériques, les DRM. La fabrication de produits avec DRM, ou la vente de tels produits doit être un délit. Et aussi, l’imposition des contrats selon lesquels l’utilisateur s’engage à ne pas partager, doit être bloquée. Ce chemin de nous ôter le droit de partager doit être bloqué. La loi doit dire que n’importe quel contrat selon lequel l’utilisateur s’engage à ne pas partager, manque de valeur légale, signé où que ce soit. Même si le contrat a été accepté dans un autre pays, dans un autre pays ce contrat ne doit pas avoir de valeur légale,la force légale. Donc rien ne peut limiter le droit de partager une œuvre publiée.

Les questions des données privées personnelles, c’est une autre question, rien à voir entre les deux.

Évidemment, les éditeurs diront que si nous partageons des copies, c’est voler de l’argent aux artistes. Mais c’est absurde. Ce sont les éditeurs qui volent de l’argent aux artistes ! J’achète des disques de musique commerciaux. Et quand je les achète, je suis triste de ne pas appuyer les musiciens. Je sais que les éditeurs de disques ne paient pas les musiciens, sauf quelque peu de grandes stars établies pour longtemps, et pas pour leur premier disque. Mais je les achète parce que c’est la seule manière légale d’acquérir de la musique qui ne m’opprime pas. Je peux acheter un disque à l’anonymat, sans accepter un contrat, et le disque ne contiendra pas de DRM. Donc, ça ne m’opprime pas. Les autres systèmes de distribution commerciaux oppriment les utilisateurs, donc je ne les accepte pas. Ou ils imposent du DRM, ou ils imposent des contrats injustes, ou ils fliquent l’utilisateur.

Mais c’est vrai que si nous apprécions les Arts, c’est de notre intérêt pratique d’appuyer les artistes. Mais il faut le faire d’autres manières, des manières qui ne contribuent pas et qui ne supposent pas la guerre contre le partage. Il faut donc des systèmes d’appuyer des artistes, compatibles avec la liberté du partage. Et j’en propose deux.

Un système fonctionnerait à travers l’État. L’État peut avoir une somme d’argent à répartir entre les artistes selon le succès de chacun. On peut mesurer le succès de chaque artiste par un système de sondage ou en comptant la fréquence de partage de ses œuvres. Puis on a un chiffre de succès pour chaque artiste. Combien d’argent est-ce qu’il reçoit ? L’idée évidente est de répartir en proportion linéaire au succès de chacun. Mais ce système gaspillerait l’argent parce que vu il y a peu stars qui ont beaucoup de succès, plus de succès que d’autres artistes, mais énormément plus. La star A peut facilement avoir mille fois le succès d’un artiste capable et apprécié, mais pas star, B. Et avec la proportion linéaire, si A a mille fois le succès de B, A recevra mille fois l’argent de B. Comme ça, la majorité de l’argent sera pour peu de stars, qui n’ont pas vraiment besoin de plus d’argent. Et les artistes qui en ont besoin, les artistes capables mais pas stars, recevront très peu chacun. Donc c’est la mal utilisation de l’argent pour appuyer les Arts. Donc je propose de calculer la racine cubique du succès de chaque artiste. Pourquoi la racine cubique ? Je ne dis pas que ce soit la fonction parfaite. Peut-être la racine quartique ou la racine 2.8, je ne sais pas. Il y a beaucoup de fonctions qui ont plus ou moins cette forme. Et des économistes peuvent calculer laquelle est la meilleure. Le point, c’est que la racine cubique a des résultats assez simples. La racine cubique de 1000 est 10. Ça se voit. Donc si A a mille fois le succès de B, avec la racine cubique, A recevra dix fois l’argent de B, au lieu de mille fois, seulement dix fois. L’effet d’utiliser la racine cubique ou n’importe telle fonction, est de transférer la plupart de l’argent des stars aux artistes de succès moyen. Voici où plus d’appuis peuvent vraiment aider les Arts. Voici les artistes qui ont besoin de quelque chose de plus pour se dédier 100 % à l’art. Et ce système est complètement compatible avec la légalisation du partage. Chaque artiste dira à ses fans : « Partagez mes œuvres avec les autres ! »

L’autre système que je propose fonctionnerait par des paiements volontaires. Si chaque produit pouvait produire une œuvre a un bouton pour envoyer une petite somme aux artistes, l’utilisateur peut l’envoyer, ou pas, comme il veut. Je propose une petite somme, pas minuscule, seulement petite. Peut-être en France, dix centimes. Si la somme est trop petite, la quantité envoyée en total serait très peu. Si la somme est zéro, le total envoyé sera zéro. Si la quantité est presque zéro, le total sera presque zéro. Mais si la somme est trop grande, très peu enverront de l’argent. Donc il y a une somme qui maximise le total envoyé par jour et je suppose que ce serait la somme optimale.

Public : Inaudible.

RMS : Quoi ? Je n’entends pas. Non, ce doit être un système anonyme. Et les cartes bancaires ne fonctionnent pas pour des paiements si petits. Mais nous avons développé un système qui fonctionnerait pour ça, il s’appelle GNU Taler. Et le but principal est d’éviter le flicage des paiements parce que GNU Taler donne l’anonymat parfait aux payeurs, mais pas à celui qui reçoit le paiement. Quand les entreprises reçoivent les paiements, leur revenu sera complètement observé par l’État. Taler rend possible les paiements anonymes mais pas l’évasion fiscale. Ça a été conçu pour ça. Regarde https://taler.net/

En vérité, il y a déjà des paiements volontaires aux artistes et ça fonctionne plus ou moins. Il y a des artistes qui reçoivent de l’argent, des paiements volontaires, et ça suffit. Mais il y a aussi le système de vendre des copies. Je ne suis pas contre ce système, je ne propose pas de l’éliminer. Il y a le système de vendre des entrées à un concert ou une œuvre de théâtre, pourquoi pas ? Ça ne fait pas de mal donc je ne propose pas de l’éliminer. Mais je trouve que c’est bon de proposer d’autres systèmes, en plus, pour appuyer mieux les artistes. Le système actuel appuie mieux les éditeurs que les artistes. Et c’est injuste parce qu’il est basé sur l’interdiction du partage.

Enfin, il y a aussi l’injustice que nous n’avons aucun droit d’agir dans le monde virtuel. Si tu as une opinion et tu peux la présenter aux gens, tu as le droit de l’écrire sur un panneau et de te promener dans la rue. Pas vraiment en France où beaucoup d’opinions politiques sont censurées, mais dans un pays libre, au moins. Mais même en France, si ton idée n’est pas censurée, tu n’as pas besoin de l’appui des entreprises pour la présenter. Mais pour faire pareil dans l’Internet, qu’est-ce qu’il faut ? Il faut l’appui d’un fournisseur d’accès, d’un registre de noms de domaine, et d’un service d’hébergement. Et chacun peut te nier la coopération arbitrairement. Chacun écrit ses propres conditions de service et interprète ses conditions de service et peut te couper le service s’il juge que tu as violé ces conditions. C’est complètement arbitraire. Et nous l’avons vu il y a quelques années quand les États-Unis voulaient chasser Wikileaks de l’Internet, pas par une poursuite criminelle, mais plutôt en attaquant les entreprises qui fournissaient des services à Wikileaks. Wikileaks avait loué un serveur virtuel à Amazon. Un officiel a appelé Amazon et a convaincu les exécutifs de la gestion d’Amazon d’interpréter leurs conditions de service comme interdisant le lancement d’alertes. Donc Amazon a coupé le service sans procès. Pas besoin de procès. Puis les États-Unis ont attaqué beaucoup de noms de domaine, mais enfin la Suisse a refusé d’obéir aux commandes des États-Unis, donc wikileakds.ch existe toujours. Puis les États-Unis ont attaqué les entreprises de paiement, parce que Wikileaks dépendait et dépend toujours des dons pour fonctionner. Beaucoup qui appuyaient le travail de Wikileaks envoyaient de l’argent. Mais beaucoup d’entreprises, PayPal , Google, VISA, Mastercard, Bank of America et d’autres ont déclaré qu’ils refuseraient d’envoyer de l’argent à Wikileaks. Puis une entreprise en Islande a offert d’accepter des donations pour Wikileaks et VISA et Mastercard lui ont coupé le service, arbitrairement évidemment.

Puis la loi européenne est intervenue, parce que selon la loi européenne, vu que Mastercard et VISA ont une grande fraction de ce marché-là, ils ne peuvent pas couper arbitrairement le service. Et cette entreprise a fait un procès et a gagné. Donc enfin une limite. Enfin l’idée que celui qui a contracté le service a le droit de continuer tant qu’il suit les conditions et que ce n’est pas le fournisseur de service qui doit interpréter et qui doit décider. Il faut pour les services ordinaires et communs d’Internet, établir démocratiquement les conditions, de manière que le fournisseur d’un service ne puisse jamais décider arbitrairement de couper le service à aucun client, mais plutôt porter plainte. Par exemple si le client ne paie pas, le fournisseur pourrait porter plainte au tribunal disant « il ne nous paie plus » et le tribunal autoriserait de couper le service. Mais pas arbitrairement, pas par la décision selon les critères écrits par cette entreprise. Ça, c’est le pouvoir injuste.

Heureusement, Bitcoin a plus ou moins éliminé la possibilité de bloquer les donations à quelqu’un par les entreprises de paiement. On peut donner de l’argent à Wikileaks par Bitcoin et aucune entreprise ne peut l’empêcher. Donc c’est un problème résolu, mais il y a beaucoup de services normaux dans l’Internet. Et il faut établir des conditions justes pour continuer d’utiliser de tels services, comme il y a pour louer un appartement. Je ne sais pas si c’est pareil en France mais à Boston, si tu loues un appartement, le propriétaire ne peut pas arbitrairement écrire le contrat. Il y a des conditions autorisées et les autres conditions sont interdites. Et même s’il les met dans le contrat, elles manquent de valeur légale. Et il ne peut pas t’expulser arbitrairement. S’il juge que tu n’as pas suivi les conditions, il doit aller au tribunal et solliciter l’ordre de t’expulser. Ce n’est pas lui, le propriétaire, qui décide. Il faut être comme ça aussi dans l’Internet.

Maintenant, j’ai ici un petit gnou adorable qui a besoin d’une famille. Donc je vais le vendre aux enchères au bénéfice de la Free Software Foundation. Si tu achètes le gnou, je peux signer la carte pour toi. Si tu as un manchot chez toi, tu as besoin de gnou pour le manchot. Il ne doit y avoir aucun manchot sans gnou, jamais. À chaque manchot, son gnou. Nous pouvons accepter le paiement en liquide, par une carte bancaire si elle peut faire des achats internationaux par téléphone, ou par bitcoins si tu as avec toi de quoi faire le paiement ici devant moi. Quand tu enchéries, prière d’agiter la main et crier la quantité le plus fort possible car j’ai des problèmes auditifs et que tu veux que je prenne note.

Je dois commencer par le prix normal de 25 €. Est-ce que j’ai 25 € ? Combien ? Combien ? J’ai 30 €. Est-ce que j’ai 35 ? 35 ? 35 € pour ce petit gnou adorable. 35 € à la FSF pour… J’ai 35. Est-ce que j’ai 40 ? 40 €. Qui a dit 50 € ? C’est vous. J’ai 50. Est-ce que j’ai 55 ? Est-ce que j’ai 55 pour ce petit gnou adorable ? Combien ? J’ai 60. Est-ce que j’ai 70 pour ce petit gnou adorable qui a besoin d’une famille. 70 à la FSF pour protéger la liberté. 70 €, dernière opportunité pour offrir 70 € ou plus. Dernière opportunité. 70 ou plus. Un, deux, trois. Vendu pour 60.

Applaudissements

Comment voulez-vous payer ? Venez payer. Ah, vous pouvez aller au distributeur de billets et revenir, il y aura du temps pendant que je réponds. OK, donc, venez payer 60. Et donc je le signerai après les questions.

Et vous pouvez toujours acheter des marchandises par là, elles sont moins chères, il y a des petits badges pour 2 €. C’est une manière d’appuyer la FSF. Mais vous pouvez aussi vous adhérer à la FSF à travers le site fsf.org, ou ici, vous pouvez remplir un formulaire, payer la cotisation annuelle et vous serez membre.

Maintenant les questions. Est-ce qu’il y a un autre microphone utilisable pour ça ? Je peux utiliser l’autre microphone et le garder à la main. Donc celui-ci sera pour poser des questions mais pour ne pas perdre de temps, je propose de maintenir le micro dans un seul lieu ici et que les gens se déplacent pour poser des questions. C’est beaucoup mieux, vous verrez. Donc ici, venez ici pour poser des questions. Est-ce que ça fonctionne ? Il n’est pas encore activé. Allô. Celui-ci ne marche pas. OK. Maintenant oui. Donc les questions. Venez maintenant à la queue, c’est une méthode plus juste et plus efficace. Par là à la queue.

Questionneur A : Il y a des gens comme moi, comme la plupart d’entre nous qui se soucient…

R.M.S. : Il faut prononcer plus clairement chaque consonne, mon problème est de reconnaître les consonnes, donc il faut parler plus lentement, en articulant chaque consonne.

Questionneur A : D’accord. Donc, ici, la plupart d’entre nous sont soucieux de leur protection de leurs données privées. Mais la majorité des gens s’en moque complètement. Il y a même des gens qui sont prêts à donner leurs données privées pour être célèbres.

R.M.S. : Il y a des fous !

Questionneur A : Il y a des fous.

R.M.S. : Il y a des sots !

Questionneur A : Il y a des sots. La plupart des gens s’en moquent complètement.

R.M.S. : À la question, s’il vous plaît.

Questionneur A : La question c’est « la plupart des gens utilisent Facebook pour organiser… »

R.M.S. : Non, c’est Facebook qui les utilise.

Rires du public

R.M.S. : Oui, ce sont des sots, mais c’est quoi la question ?

Questionneur A : C’est, je n’ai pas envie de me couper de ces gens, parce que le seul moyen que j’ai d’aller à leurs événements qu’ils organisent, c’est d’avoir un compte Facebook.

R.M.S. : Mais moi, je n’aurai pas de compte Facebook. Ça, c’est un principe. Et je dis aux gens, si vous voulez m’inviter, voici les manières possibles.

Questionneur A : Mais ils n’ont pas tous envie de faire l’effort de se débarrasser de Facebook.

R.M.S. : Donc ceux qui ne font pas l’effort, évidemment, n’ont pas vraiment envie de vous inviter.

Rires et applaudissements du public

Questionneur B : Voilà.

R.M.S. : Prochaine question.

Questionneur B : Pendant votre exposé, vous nous avez indiqué que vous utilisiez des voitures de location.

R.M.S. : Oui, je l’utilisais.

Questionneur B : Et ça ne vous dérange pas le fait, par exemple, de savoir que sur les routes, il y a des caméras et que donc on peut…

R.M.S. : Oui, ça me dérange. Mais je ne me trouve pas obligé d’éviter toute forme de flicage. Je déteste le flicage. Mais je ne vais pas aux limites absolues dans mon rejet du flicage. Je voyage dans des avions aussi, et ça aussi est fliqué. Mais par contre, aux États-Unis où les trains de longue distance sont fliqués, j’utilise plutôt les autobus, en lieu des trains. Je refuse d’utiliser les trains d’Amtrak, parce que Amtrak flique les clients et les autobus, non. Donc, je ne dis pas que chacun est obligé d’être un héros en refusant tout flicage, à n’importe quel prix. Mais je vais assez loin. Je vais assez loin parce que ce n’est pas vraiment si difficile que tout ça.

Questionneur B : D’accord. OK. Alors, ça m’amène à une autre petite question toute bête. Vous avez un ordinateur et dessus il y a une connexion pour l’écran et sur la connexion pour l’écran il y a un boîtier HDMI que vous vous êtes procuré.

R.M.S. : Je n’entends pas les mots que vous dites maintenant. Oui il y a un adaptateur et donc quoi ?

Questionneur B :Sur l’adaptateur HDMI, il me semble qu’il y a un logiciel qui s’assure de crypter les données qui circulent pour s’assurer…

R.M.S. : Je ne le crois pas. HDMI contient cette fonctionnalité malveillante. Il y a des ordinateurs libres qui possèdent des prises HDMI, mais le système libre n’active jamais la fonctionnalité de DRM.

Questionneur B : D’accord. OK. Et ma toute dernière question si personne ne veut me prendre le micro avant.

Contestation du public

Questionneur B : Bon, eh bien ça va.

R.M.S. : Donc au prochain.

Questionneur C : Bonjour, j’ai plusieurs questions.

R.M.S. : Deux et puis quelqu’un d’autre.

Questionneur C : Trois !

R.M.S. : Vous pouvez revenir à la queue.

Questionneur C : Non, parce qu’il y en a une, ce n’est pas moi, parce que comme le célèbre inspecteur, j’ai une femme.

Rires du public

R.M.S. : Je ne comprends pas. Peut-être que je n’ai pas complètement entendu.

Questionneur C : Ce n’est pas important pour vous, pour la question.

R.M.S. : Donc direct à la question.

Questionneur C : Donc ma femme, elle utilise XP.

R.M.S. : C’est dommage.

Questionneur C : Mais moi je suis sage, j’utilise Trisquel. Mais ma femme utilise XP et je voudrais savoir si je dois la passer à Windows 10, c’est-à-dire si Windows 10 c’est vraiment plus performant que XP.

R.M.S. : C’est même plus injuste. Mais moi, je ne ferai rien pour aider l’utilisation de Windows. Je ne ferai rien pour personne.

Questionneur C : Ma question de savoir seulement lequel est le plus performant.

R.M.S. : Quoi ? Je n’entends pas, je n’entends pas.

Questionneur C : Quel est le plus performant des deux ?

R.M.S. : Ça ne m’intéresse pas. Je refuse d’utiliser ni l’un ni l’autre et je refuse d’appuyer l’utilisation de Windows par les gens. Si quelqu’un me demande d’aider son utilisation de Windows, je dis « par conscience je refuse d’appuyer l’utilisation de logiciels privateurs. Je ne peux pas vous ordonner d’arrêter de l’utiliser, mais je ne vais me mêler dans votre utilisation de ce programme injuste ¢.

Questionneur C : Alors je ne saurai pas quel est le plus dangereux.

R.M.S. : Pour elle, les deux sont également dangereux parce qu’ils sont du logiciel privateur, donc injustes.

Questionneur C : Il n’y a pas eu de progrès, alors ?

R.M.S. : Bien sûr, chez les logiciels privateurs, les choses deviennent pires.

Questionneur C : Il n’est même pas plus dangereux ?

R.M.S. : Non. Chez le logiciel privateur, ils perdent chaque année de conscience éthique, ils deviennent toujours pires. Dans Windows XP, il y a une porte dérobée universelle. Dans Windows 10, Microsoft a annoncé la présence d’une porte dérobée universelle. Microsoft a, je ne sais pas le dire en français, c’est difficile même en anglais, maintenant, je ne sais pas le dire. C’est la même chose, aux États-Unis nous parlons l’anglais.C’est la même langue, c’est l’anglais. Microsoft et les développeurs du logiciel privateur ne connaissent pas la honte. Prochain. Ça suffit. Prochain !

Questionneur D : Bonsoir et d’abord bravo pour le fait que vous parlez très bien le français.

R.M.S. : Mais vous devez parler plus fort pour que j’entende ! Le micro fonctionne. Vous devez articuler mieux chaque consonne. À la question !

Questionneur D : Les questions. Ça va paraître des questions bateau parce que c’est ce qu’on m’oppose systématiquement quand je parle du logiciel libre, c’est vraiment une question bête. On me dit que les créateurs de logiciels préfèrent ne pas partager parce que sinon c’est le concurrent qui va en profiter.

R.M.S. : Ça ne justifie pas le logiciel privateur, rien ne peut le justifier. Si vous ne voulez pas libérer le programme, vous ne devez pas le développer.

Questionneur D : Ça, je l’ai bien compris, mais allez dire ça à mon patron !

R.M.S. : La distribution d’un programme privateur est une entreprise pour soumettre les gens. Et c’est injuste, il ne faut pas le faire.

Questionneur D : À titre perso, je l’ai parfaitement compris, mais la majeure partie des gens dans le monde professionnel auxquels on essaie de l’expliquer, vont vous dire : « Vous tuez tout un pan de l’industrie ».

R.M.S. : Ça c’est autre chose. Est-ce que nous parlons de l’éthique ou de leurs opinions. Ce sont deux sujets.

Questionneur D : Je ne sais pas faire comment les convaincre.

R.M.S. : Moi non plus. Mais ce que je dis, c’est que ce qu’ils font est injuste. Moi, je refuse d’utiliser leurs produits.

Questionneur D : Moi aussi, à titre individuel, mais malheureusement.

R.M.S. : Moi entièrement !

Questionneur D : Mais du coup, je me retrouverais sans boulot, malheureusement.

R.M.S. : Moi, je refuserais un boulot d’utiliser du logiciel privateur.

Questionneur D : Deuxième question. Je suis également scandalisé par le fait que, bon moi je suis plutôt dans l’univers de tout ce qui est au niveau machines industrielles, mais les concepteurs de machines industrielles, pour utiliser leurs machines, ils développent presque exclusivement sous Windows. Et ça, moi, je le déplore.

R.M.S. : Les développeurs de quoi ?

Questionneur D : Les gens qui construisent différentes machines qu’on utilise dans l’industrie, les machines-outils.

R.M.S. : Ça il faut changer. Il faut les remplacer. Ça ne fait pas de logique. Je dis ce qui est nécessaire éthiquement et vous répondez que c’est difficile ! Je sais que c’est difficile, ça ne change rien.

Questionneur D : Comment les convaincre alors ?

R.M.S. : Je n’ai pas de recette pour convaincre quelqu’un. Mais si quelqu’un distribue du logiciel privateur, je ne l’utilise pas. C’est très simple. Il faut le courage de dire non. Changer l’opinion d’un autre est hors de notre pouvoir. Mais de dire non, c’est dans notre pouvoir.

Questionneur D : C’est ce que je fais à titre individuel. Et j’essaie de convaincre au moins les gens à titre individuel, même si je n’y arrive pas parce que…

R.M.S. : Mais, mais, mais, mais, mais ! Il faut essayer avec beaucoup de gens. C’est du gaspillage d’essayer trop longtemps de convaincre celui-là. Si vous voyez qu’il ne fait pas attention, parlez à un autre.

Questionneur D : OK. Donc en parler au plus grand nombre et ne pas perdre de temps sur ceux qui refusent.

R.M.S. : Oui, bien sûr, c’est plus efficace.

Questionneur D : Je laisse ma place à la personne suivante.

R.M.S. : Mais il faut démontrer que vous refusez le logiciel privateur. Parce que ça, c’est dans votre pouvoir. Si vous ne résistez pas assez fort, il est difficile de convaincre les autres !

Questionneur E : Bonsoir. Bravo pour votre présentation sur les logiciels libres.

R.M.S. : Je n’entends rien. Il faut parler plus fort et lentement.

Questionneur E : Je parle plus fort. Bravo pour votre présentation sur les logiciels libres. Que pensez-vous du hardware libre ?

R.M.S. : La distinction de libre ou privateur s’applique aux œuvres. Mais un objet physique n’est pas une œuvre, sauf dans le cas d’une sculpture. Donc ce qui peut être libre, c’est la conception du produit. Regardez http://www.gnu.org/philosophy/free-hardware-designs.html

Questionneur E : OK. Merci.

Questionneur F : Bonjour Richard. Moi j’essaie de faire ce que je peux au niveau de l’information et de convaincre les autres. Bon, ici, j’ai un Ubuntu Touch, donc c’est un téléphone…

R.M.S. : Pas complètement libre.

Questionneur F : Alors justement, j’aurais voulu dire que c’était complètement libre, mais du coup, en quoi ça ne l’est pas ?

R.M.S. : Je veux le dire. Ubuntu est une des distributions GNU et Linux qui n’est pas libre. Et Ubuntu utilise son influence pour enseigner les valeurs superficielles. Comment est-ce qu’on enseigne des valeurs ? En les incorporant dans vos paroles et vos actions. Les actions et les paroles des développeurs d’Ubuntu enseignent les valeurs superficielles parce qu’ils incorporent, ils mettent des programmes privateurs dans Ubuntu. Et dans ce qu’ils disent, ils citent uniquement les valeurs superficielles. Par exemple, ils pourraient dire : « Tu mérites la liberté dans ton informatique mais chez nous, tu ne l’auras pas ». Ils pourraient le dire, mais évidemment, ils ne le disent pas. En lieu de ça, ils disent : « Nous essayons de te fournir la meilleure expérience possible d’utilisateur », c’est-à-dire ils ne valorisent pas la liberté mais plutôt la commodité, et rien de plus profond. Voici un des obstacles au mouvement logiciel libre. Regarde http://www.gnu.org/distros/. Continuez s’il vous plaît.

Questionneur F : Là [le questionneur montre son téléphone, NDT], il n’y a pas de logiciel propriétaire, c’est entièrement libre, il n’y a aucun logiciel privateur.

R.M.S. : Non, ce n’est pas vrai. Je suis désolé, mais ce n’est pas vrai. Ubuntu contient des logiciels privateurs. Ubuntu installe des programmes privateurs. Je sais que dans les téléphones portables, beaucoup de périphériques exigent des drivers privateurs. Il faut de l’ingénierie inverse pour corriger ce problème. Donc la question c’est quoi ?

Questionneur F : Est-ce que ce n’est pas un moindre mal, par rapport à Android ?

R.M.S. : Je ne sais pas comparer Ubuntu et Android dans ça. Je sais qu’il y a une version modifiée complètement libre d’Android, qui s’appelle Replicant, qui fonctionne dans plusieurs modèles de téléphones, mais ne sait pas gérer beaucoup de périphériques parce que ces périphériques exigent des programmes privateurs. Si Ubuntu sait fonctionner avec ces périphériques, c’est parce qu’il contient ces drivers privateurs. Donc au prochain.

Questionneur C : Alors il y a des distributions qui mélangent dans leurs dépôts des logiciels libres et des logiciels non libres. Mais il y a des distributions qui font la différence. Si j’installe Mageia GNU/Linux et que je n’active pas les dépôts non libres, pourquoi ne vous voulez pas que je puisse considérer ma distribution comme libre ?

R.M.S. : Ah ! Mais c’est une confusion. Si une distribution distingue bien les programmes libres des programmes privateurs, et vous installez uniquement les paquets libres, vous avez un système libre. Mais juger la distribution est autre chose. Pour juger la distribution, il faut prendre en compte tous les paquets offerts, les paquets libres et les paquets privateurs. Par exemple Debian. Vous avez cité un autre nom que je ne reconnais pas.

Questionneur C : La distribution française Mageia qui est un fork de Mandriva. Elle est bien connue.

R.M.S. : Ça, je ne connais pas.

Questionneur C : Parce qu’elle utilise RPM.

R.M.S. : Debian est un exemple que je connais. Debian sépare les paquets libres des paquets privateurs. Et Debian fait beaucoup attention à les séparer bien. Donc si vous installez uniquement les paquets libres, vous avez un système libre. Et c’est une manière efficace d’avoir un système libre si vous êtes expert et vous faites attention. Le problème, c’est que pas tout le monde fait tant attention à la liberté. Nous ne pouvons pas proposer l’installation de Debian, ni de Mageia, si Mageia fait la même chose que Debian, c’est un cas pareil. Nous ne pouvons pas recommander ni Debian, ni Mageia, ni n’importe quelle distribution qui sépare les paquets libres des paquets privateurs, au grand public. Parce que dans le grand public, il y a beaucoup qui ne feront pas attention, qui installeront aussi les paquets privateurs. Nous ne devons pas diriger les gens vers les programmes privateurs. C’est notre devoir éthique. Donc si quelqu’un est expert et libriste, je pourrais lui proposer d’installer de telles distributions, mais au grand public, non. Je fais confiance au projet Debian, de séparer bien les paquets libres des paquets privateurs.

Questionneur C : Et au niveau du noyau ? C’est le noyau Linux libre.

R.M.S. : Debian sépare le code libre de Linux même des BLOBS. Les BLOBS sont dans la catégorie pas libre. Debian sépare le libre et le privateur soigneusement.

Questionneur C : J’ai compris.

R.M.S. : Le prochain.

Questionneur G : J’aurais une question.

R.M.S. : Je n’entends pas. Vous parlez trop vite pour moi. Je suis dur d’oreille.

Questionneur G : Oui. En plus je parle vite de base.

R.M.S. : Mais pour que j’entende, vous devez parler lentement.

Questionneur G : Vous nous avez clairement expliqué l’avantage pour l’utilisateur d’utiliser un logiciel libre. Et je suis d’accord avec vous. Mais quel est l’avantage pour une société, telle Microsoft, de proposer un logiciel libre ?

R.M.S. : Ça ne m’intéresse pas. Le logiciel privateur est injuste. Ils ne doivent pas le faire.

Questionneur G : Oui. Mais quels sont les arguments que l’on peut avancer ?

R.M.S. : Je n’ai pas d’argument de cette forme. Je ne dis pas : « Vous gagnerez plus si vous respectez les droits des autres ». Non ! Je dis : « Ce que vous faites est injuste, il faut arrêter ». Mais évidemment, Microsoft ne va pas arrêter de soi. C’est à nous de vaincre les entreprises privatrices.

Questionneur G : D’accord, voilà. Merci.

Questionneur H : Bonjour, j’ai deux questions. Est-ce que vous considérez que la liberté 0 est vraiment respectée si un programme n’est pas accessible, par exemple aux personnes non-voyantes ?

R.M.S. : Oui bien sûr. La faute de quelques fonctionnalités désirables n’est pas un manque de liberté. Il faut les distinguer. Un programme libre mais pas accessible est beaucoup meilleur qu’un programme injuste, privateur, qui ne respecte la liberté de personne. Et donner un programme libre auquel manquent quelques fonctionnalités désirables, n’importe qui est libre d’ajouter ces fonctionnalités. Mais donner un programme privateur, nous ne pouvons pas le libérer, nous ne pouvons rien faire pour le libérer. Le seul chemin pour arriver au but désiré, c’est-à-dire au programme libre qui fait toutes les choses désirables, est à travers le programme libre qui ne fait pas toutes, parce que nous pouvons ajouter les fonctionnalités. Il y a environ 15 ans, un programmeur aveugle qui s’appelle Krishnakant, est venu à ma conférence en Inde, et il s’est plaint qu’un programme de vocaliser l’écran, un programme libre, ne fonctionnait pas vraiment bien. Et il a dit : « Qu’est-ce que je dois faire ? » Je lui ai proposé de l’améliorer. Quelques années plus tard, il est venu à une autre conférence, en Inde, et il a raconté ce que je viens de dire. Puis il a dit : « Et je l’ai fait ! » Il est devenu développeur de ce programme, Orca et l’a beaucoup amélioré, et a contribué. Voici quelque chose que vous pouvez aussi faire si vous êtes bon programmeur, je ne vous connais pas. Lui, il était bon programmeur. Vous, si vous pouvez programmer bien, vous pouvez corriger les fautes techniques pratiques dans les programmes libres. Mais les fautes éthiques dans les programmes privateurs, nous ne pouvons pas corriger, nous ne pouvons rien faire. C’est nous rendre ou nous battre. Et je dois dire que je ne tolérerai jamais un programme privateur seulement parce qu’il fonctionne mieux pour quelque peu, au niveau pratique. C’est meilleur de libérer la majorité d’abord, et avoir la possibilité de libérer le reste, que de ne rien faire, de ne libérer personne.

Questionneur H : D’accord. Et du coup, est-ce qu’au niveau de la Free Software Foundation, vous allez militer pour que tous les projets GNU soient accessibles aux personnes déficientes visuelles ?

R.M.S. : Nous faisons un peu d’efforts, mais les développeurs des programmes GNU sont des volontaires, nous ne pouvons pas les commander, seulement encourager. Maintenant nous cherchons des développeurs et des administrateurs, volontaires, bien sûr, tous les deux. Mais quelqu’un qui veut coordonner avec les développeurs des projets, pourrait aider beaucoup dans ce travail, parce qu’il pourrait trouver les fautes dans les paquets GNU et les indiquer aux développeurs. Et je peux appuyer quand il leur dit de faire attention à améliorer ces points.

Questionneur H : D’accord. OK. Merci.

R.M.S. : Si vous voulez le faire, je vous invite parce que ça serait une amélioration désirable.

Questionneur H : Oui, j’aimerais bien, effectivement, participer.

R.M.S. : Voudriez-vous m’envoyer un message ?

Questionneur H : Heu oui, oui, je peux faire ça.

R.M.S. : rms@gnu.org

Questionneur H : D’accord. OK. Merci.

R.M.S. : Happy Hacking!

Rires du public

Questionneur C : Je n’aime pas mon FAI.

R.M.S. : FAI ?

Questionneur C : Fournisseur d’accès Internet. Donc, je voudrais savoir si nous pouvons rêver, pour le futur, d’un Internet qui se passe de FAI, qui n’ait pas besoin de FAI. Et en attendant, pouvez-vous me donner un truc qui me permettrait de me brancher quelque part au réseau sans passer par mon FAI ?

R.M.S. : Ce n’est pas mon champ.

Questionneur C : Ce n’est pas votre champ ! Je me sentirais plus libre sans lui.

R.M.S. : Je serais très content si c’était possible. Mais en tout cas, je n’ai pas de fournisseur d’accès. Je voyage tout le temps, je branche l’ordinateur à l’Internet chez quelqu’un.

Rires du public

Questionneur C : Merci.

Questionneur I : Bonjour. J’avais une question qui concernait le matériel libre, qui a été déjà abordé tout à l’heure.

R.M.S. : Plus fort. Je n’entends pas. mais direct à la question s’il vous plaît.

Questionneur I : Du coup, ma question, celle que j’aurais aimé vous soumettre concerne…

R.M.S. : Il faut prononcer chaque consonne pour que je l’entende.

Questionneur I : ma question serait de savoir si vous aviez déjà envisagé une société complètement libre ?

R.M.S. : C’est trop large comme question. Il y a beaucoup de questions éthiques dans le monde, dans la vie. La liberté, j’ai pensé beaucoup aux libertés dans l’informatique, mais je ne sais pas si j’ai trouvé toutes les questions. Mais dans d’autres champs de la vie, il y a d’autres questions, complètement différentes. Donc vous me proposez de penser longtemps à tant de questions que je n’aurai pas le temps.

Questionneur I : L’interrogation était surtout de pouvoir libérer complètement un ordinateur et de pouvoir le propager sur d’autres choses.

R.M.S. : Enfin, maintenant, il faut remplacer le logiciel et dans cet ordinateur-ci, même le BIOS est libre. Ça veut dire même le logiciel d’initialisation est libre.

Questionneur I : Mais le système qui va contrôler le CPU par exemple ?

R.M.S. : Je n’entends pas.

Questionneur I : Le système qui va contrôler le CPU par exemple.

R.M.S. : Ça n’a pas de système pour contrôler le CPU. C’est est une image. Mais dans les nouveaux processeurs d’Intel, il y a une porte dérobée dans le processeur même qu’il est impossible d’éviter. Il faut rejeter ces processeurs. Je ne connais pas d’autres solutions. Ça s’appelle le Management Engine et c’est totalement horrible.

Questionneur I : Quelle serait une alternative à ces microprocesseurs alors ?

R.M.S. : Je ne sais pas vraiment. Mais il y a des projets pour développer des processeurs de conception libre. Mais je ne peux rien faire sauf attendre. Je n’ai pas de solution pour toutes les injustices de la vie. Pour quelques-unes, je propose des solutions.

Maintenant, je termine, ça fait trois heures, je n’ai plus de temps, j’ai d’autres choses à faire, mais merci pour être venus et je vous propose de lutter pour la liberté.

Questionneur I : Merci beaucoup

Applaudissements

R.M.S. : Je vous propose de dire aux élus « le flicage est plus dangereux que les terroristes ».

 


SOURCE @ https://april.org/pour-une-societe-numerique-libre-richard-stallman-choisy-le-roi

  • Goat In The Shell débunke le « Deep Web » 24 juillet 2017
    Goat In The Shell présente « Le grand méchant deep web » « Ici LSN, en direct du clearweb, pour dépoussiérer les mythes qui entourent nos outils quotidiens », voici comment est introduit le sujet, après une entrée en matière mettant en scène un … Lire la suite­­
    LSN / Korbak
  • Les mégadonnées vont-elles geler notre vie sociale ? 24 juillet 2017
    Le big data, célébré comme le nouveau pétrole de l’économie des start-ups, nous prépare peut-être un monde tellement cool qu’il pourrait être… glaçant. Mais d’abord rêvons un peu. Imaginez qu’on puisse propulser des idées qui nous sont chères avec une … Lire la suite­­
    Framalang
  • Politique : pour les arcanes c’est Arcadie 18 juillet 2017
    Nous avons tendance à voir et juger d’un peu loin le monde politique, ou plutôt par le miroir déformant des affaires et des scandales : la corruption du milieu parlementaire, hélas bien présente, fait presque écran au fonctionnement réel des institutions … Lire la suite­­
    framasoft
  • Comment j’ai quitté Google et plaqué Microsoft 11 juillet 2017
    En 2015, après une longue période d’hésitation, j’ai sauté le pas. J’ai décidé que Google, Facebook ou encore Microsoft seraient pour moi des connaissances lointaines, et non des compagnons de route. On a du mal à croire qu’il soit possible … Lire la suite­­
    LSN / Korbak
  • Les nouveaux Leviathans III. Du capitalisme de surveillance à la fin de la démocratie ? 7 juillet 2017
    Une chronique de Xavier De La Porte1 sur le site de la radio France Culture pointe une sortie du tout nouveau président Emmanuel Macron parue sur le compte Twitter officiel : « Une start-up nation est une nation où chacun peut se … Lire la suite­­
    Framatophe
  • Firefox Night-club, entrée libre ! 4 juillet 2017
    Aujourd’hui c’est un peu spécial copinage, mais pourquoi pas ? Ils ne sont pas si nombreux les navigateurs web à la fois open source, grand public et à la pointe des technologies, respectueux des personnes qui les utilisent et de leurs … Lire la suite­­
    framasoft
  • Pour un covoiturage libre sans blabla car c’est un bien commun ! 29 juin 2017
    Le partage de véhicule pour faire ensemble un trajet est une pratique déjà ancienne : les moins jeunes se souviennent des globe-trotters le pouce levé,des trajets entre copains serrés à l’arrière de la 4L et… bref vous voyez le tableau, inutile … Lire la suite­­
    framasoft
  • Workshop CHATONS aux RMLL le 7 juillet 22 juin 2017
    Nous vous avons déjà parlé des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, qui auront lieu cette année à St-Étienne, du 1er au 7 juillet (très bientôt, donc !). Si vous n’avez pas encore lu l’interview d’une partie de l’organisation, foncez-y, ça donne … Lire la suite­­
    pyg
  • La face cachée du web, de la vie, de l’univers, du reste 20 juin 2017
    Nous sommes bombardés presque chaque semaine d’alertes à la catastrophe numérique ou de pseudo-enquêtes au cœur du Dark Web, censé receler des dangers et des malfaisants, quand il ne s’agit pas d’une conspiration pour diriger le monde. Une fois retombé … Lire la suite­­
    framasoft
  • Xen Orchestra 5.10 — Interface Web pour XenServer 26 juillet 2017
    Une fois n’est pas coutume, plus d’un an après la dernière dépêche sur la version 4.12 de Xen Orchestra, voici une présentation actualisée de la solution web de gestion d’infrastructure XenServer. Rappel : Xen Orchestra (XO) est une solution d’administration et de gestion d’infrastructure Xen, utilisant en particulier la toolstack XAPI embarquée dans XenServer. Le logiciel […]
    Fennings
  • Une nouvelle version de Cloonix est disponible, la v-37-00. 24 juillet 2017
    Cloonix est un projet sans prétention ni financement, pur produit de l’artisanat, c’est un ovni dans un monde où la communication a été transformée en harcèlement publicitaire et où la réduction des coûts et délais prime sur la conscience professionnelle. Le projet Cloonix a déjà 10 ans, il reste discret bien que techniquement mature et efficace. C’est un […]
    clownix
  • Agenda du Libre pour la semaine 30 de l’année 2017 23 juillet 2017
    Calendrier Web, regroupant des événements liés au Libre (logiciel, salon, atelier, install party, conférence), annoncés par leurs organisateurs. Voici un récapitulatif de la semaine à venir. Le détail de chacun de ces 17 événements (0 en Belgique, 16 en France, 0 au Luxembourg, 1 au Québec, 0 en Suisse et 0 en Tunisie) est en seconde […]
    Benoît Sibaud
  • EuroBSDcon 2017 en septembre à Paris 22 juillet 2017
    L’EuroBSDcon est une conférence technique internationale annuelle en langue anglaise rassemblant des utilisateurs et développeurs travaillant sur les systèmes d’exploitation de la famille BSD ou des projets liés. Il s’agit de la version européenne d’une famille de conférences mondiales dérivées de USENIX. Cette conférence change de pays chaque année, l’édition 2017 se déroulera pour la première […]
    Antoine Jacoutot
  • Reportage sur LaTeleLibre.fr : « La Guerre des Civic Tech » 22 juillet 2017
    Le 27 juin 2017, LaTeleLibre.fr mettait en ligne un court reportage intitulé La Guerre des Civic Tech. Reportage pour lequel j’avais eu le plaisir d’être interviewé en tant chargé de mission affaires publiques pour l’April. Nouvelle occasion de rappeler que seul le logiciel libre apporte des garanties intrinsèques suffisantes pour que l’utilisation d’outils informatiques puisse réellement renforcer la participation citoyenne […]
    Etienne Gonnu
  • Mageia 6 est sortie 20 juillet 2017
    La très attendue Mageia 6 est enfin disponible. Des problèmes de compatibilité avec des périphériques pas très libres — mais très utilisés — sont la cause principale de ce retard. En attendant cette sortie, la communauté des développeurs avait publié la robuste version 5.1 qui sera maintenue pendant encore trois mois. L’enjeu était de faire mieux et d’éviter les […]
    Pierre Jarillon
  • Matrix pour décentraliser Skype, Whatsapp, Signal, Slack et Discord 20 juillet 2017
    Matrix est un projet libre (licence Apache v2) définissant une nouvelle base (un ensemble d’API HTTP) pour une communication décentralisée, fédérée et temps réel. TL;DR Pour se faire une idée rapidement, le plus simple est de cliquer ici et de voir immédiatement à quoi cela ressemble en pratique : accès au salon LinuxFr via le client Riot. […]
    SaintGermain
  • Revue de presse — juillet 2017 19 juillet 2017
    L’été est là et son lot de numéros doubles de vos magazines préférés que vous retrouverez en kiosque aussi. Voici notre revue de la presse papier, celle que vous pouvez encore trouver, en 2017, chez votre marchand de journaux. Au sommaire de ce mois‐ci, il y a du Raspberry Pi, forcément, mais pas que. Il y a […]
    Florent Zara
  • Version 2.11 de la billetterie e‐venement 19 juillet 2017
    e‐venement est un logiciel libre de billetterie informatisée sous licence GPL. La version 2.11, XI.I Samhain, est sortie fin juin 2017. Moins technique sur les usages que les précédentes, elle augmente l’expérience de l’utilisateur au travers d’ajouts ergonomiques, de personnalisation des données affichées, d’aides à la saisie et de stockage d’informations pertinentes à son métier. Cette nouvelle version […]
    Tanlouarn
  • Max Koder : Raspberry : Yunohost sur un disque externe 27 juillet 2017
    Je suis toujours dans mes tests. Si vous me suivez, vous savez que depuis quelques temps je ne parle plus programmation, mais uniquement d’auto-hébergement. Ça va revenir, le temps de réussir à mettre en place tout ce que je souhaite. Comme j’ai acheté un Raspberry, je souhaite […]
    Max Koder
  • Uggy : Personnalisation de bannière SSH avec image et texte 26 juillet 2017
    Récupérer une image idéalement en 32x32 J'ai pris un .png par exemple sur IconArchive. (Mes 2 lecteurs, partagez vos sources d'icônes pour bannière en commentaires) Installation de quelques paquets Je ne suis plus trop sûr de ce qu'il faut exactement mais probablement $ sudo apt-get […]
    Uggy
  • RaspbianFrance : Mettre en place une Raspberry Pi sans écran ni clavier 26 juillet 2017
    Dans de nombreux cas, la solution que nous souhaitons mettre en place sur notre Raspberry Pi ne nécessite pas d’accéder physiquement à la Pi, comme par exemple pour mettre en place un serveur web, ou un serveur Minecraft. Il peut arriver que nous n’ayons pas le matériel nécessaire (écran, […]
    RaspbianFrance
  • alterlibriste : Un an d'auto-hébergement 26 juillet 2017
    L’an dernier à cette période, j’étais à fond dans l’installation d’un serveur pour mon auto-hébergement. L’occasion de faire un petit bilan. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai lancé un dist-upgrade pour passer sur Stretch en mode Cyrille, c’est-à-dire sans […]
    alterlibriste
  • Dimitri Robert : Conférence : mille et une façons de détourer une image avec GIMP 26 juillet 2017
    Début juillet avaient lieu les rencontres mondiales du logiciel libre à Saint-Étienne. Et comme annoncé, j’y animais une conférence sobrement intitulée « mille et une façons de détourer une image avec GIMP ». C’est peut-être un poil exagéré, mais j’ai tout de même réussit à en […]
    Dimitri Robert
  • Philippe Scoffoni : BackupPC : Restaurer un fichier depuis la ligne de commande 26 juillet 2017
    Je suis un utilisateur fidèle du logiciel libre de sauvegarde BackupPC qui m’a probablement permis de sauvegarder des centaines de To depuis plusieurs années. La fiabilité de ce logiciel n’a à vrai dire jamais été mise à mal. Voici un rapide tutoriel sur comment restaurer un fichier sans […]
    Philippe Scoffoni
  • Full Circle Magazine FR : Pour l'été... 25 juillet 2017
    ... voici le numéro 122 en français, disponible sur notre page NUMÉROS ou, directement, en cliquant sur l'image ci-dessous. Outre les bonnes rubriques habituelles, vous y trouverez, notamment : Un article de Ronnie, l'éditeur en chef du FCM en anglais, vous détaillant comment installer […]
    Full Circle Magazine FR
  • citizenz7 : Distribution Gnu/Linux : Netrunner (Rolling) 2017.07 64bit 25 juillet 2017
    Je vous présente : Netrunner ! Netrunner est depuis quelques mois... une distribution basée sur Debian dotée d'un bureau KDE hautement personnalisé avec des applications supplémentaires, des codecs multimédias, des plugins Flash et Java et un aspect unique. Les modifications sont conçues […]
    citizenz7
  • Carl Chenet : Sur Mastodon, créer son compte de secours… ou tout perdre 24 juillet 2017
    Pourquoi un compte de secours ? Le nouveau réseau social Mastodon offre grâce à sa nature décentralisée une bonne résistance contre les attaques ou problèmes survenant sur le réseau d’ordinateurs qui le constitue. Ces ordinateurs, qu’on appelle individuellement des instances dans le […]
    Carl Chenet
  • Full Circle Mag FR: Pour l'été... 25 juillet 2017
    ... voici le numéro 122 en français, disponible sur notre page NUMÉROS ou, directement, en cliquant sur l'image ci-dessous. Outre les bonnes rubriques habituelles, vous y trouverez, notamment : Un article de Ronnie, l'éditeur en chef du FCM en anglais, vous détaillant comment installer UBTouch, le remplacement d'Ubuntu Touch. Ne soyez donc pas inquiets : […]
  • Webcafé Ubuntu: Tout va bien (J+3) 16 juillet 2017
    Salut les copains ! Sur le stand voisin, on y lance des patates et crache dans le micro pour y distribuer des chips. Mais chez nous tout va bien : les tattoos sont appliqués par centaines sur la peau des festivalières et festivaliers qui repartent en chantant « UBUNTUU », « OUÉÉÉÉ TROIS PERSONNES QUI SE DONNENT LA […]
  • Webcafé Ubuntu: Salut les copains ! (J+1 & J+2) 15 juillet 2017
    Salut homard* et les copains ! Les mamans, les papas et tous les parents sont venus pour se rassurer des résultats post-bac depuis les postes en accès libre du webcafé Ubuntu. D’autres s’assurent que leur équipe favorite passe les qualifs; et encore d’autres « s’amusent » à auditer la sécurité de nos sessions Ubuntu « invités ». On notera […]
  • Webcafé Ubuntu: J-0,5 / J+0,5 The show is on! 14 juillet 2017
    Jour -0,5 ! Embouteillages vaincus, pizzas froides englouties, camp installé le plus proche possible des toilettes, nous voilà parés pour faire affronter les festivaliers! J+0,5 ! Ubuntu is in the place! ☑ Backstage exploré ☑ Brieff du discours intégré ☑ Web-café installé ☑ Rations de survie récupérées ☑ Formations tattoos validées ☑ Dress-code ubuntu respecté […]
  • Full Circle Mag FR: Jamais deux sans trois... 12 juillet 2017
    ... Ou, plutôt, jamais le 10 et le 11 sans le 12. Voici, donc, le Numéro spécial 12 de la série Python, disponible sur notre page NUMÉROS ou directement, en cliquant sur l'image ci-dessous. Amusez-vous bien !
  • Full Circle Mag FR: On remet ça ! 5 juillet 2017
    Voici pour vous le Numéro spécial Python, volume 11 en français, disponible sur notre page NUMÉROS. Vous pouvez aussi le télécharger directement en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous. Bonne lecture et amusez-vous bien !
  • Full Circle Mag FR: Numéro spécial Python, Vol. 10 28 juin 2017
    Et en plus, en cette fin du mois de juin, le numéro spécial PYTHON, vol. 10, disponible sur notre page NUMÉROS ou en cliquant directement sur la photo de couverture ci-dessous : Amusez-vous bien !
  • Full Circle Mag FR: Voici le numéro 121 21 juin 2017
    Bonjour ! C'est avec grand plaisir que l'équipe du FCMfr vous présente le numéro 121, celui de mai 2017, en français. Il est disponible au visionnage et au téléchargement sur notre page NUMÉROS ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous. Cette fois-ci, nous vous proposons, notamment : Un tutoriel sur comment installer une nouvelle version […]
  • kmelia: Alerte : le site va disparaître ! 19 juin 2017
    Le Whois du domaine « kmelia.net » indique une date d’expiration au 2017-07-19T19:47:12.0Z. Cela veut dire que ce blog va bientôt disparaître ! Vous pouvez sauver ce qui peut l’être avant qu’il ne soit trop tard :( Je vous ai préparé des exports de tous les articles publiés, par année : export-posts-2015.xml.gz export-posts-2014.xml.gz Merci à tous pour […]
  • Lettre d'information publique de l'April d'août 2017 27 juillet 2017
    Bonjour, Nous recrutons un⋅e assistant⋅e administratif⋅ve à temps partiel pour une durée déterminée. N'hésitez pas à consulter et diffuser l'annonce pour ce poste. Début juillet les Rencontres mondiales du logiciel libre se sont tenues à Saint-Étienne. Nous adressons nos sincères félicitations et un immense merci à l'équipe d'organisation. Et bien sûr tous nos remerciements aux […]
    fcouchet
  • Offre d'emploi poste Assistant administratif / Assistante administrative (juillet 2017) 25 juillet 2017
    L'April, association de promotion et de défense du Logiciel Libre en France et en Europe, recherche, dans le cadre d'une ouverture de poste, un·e assistant·e administratif·ve. Annonce mise en ligne le 25 juillet 2017. Description de l'offre : Éligibilité au contrat aidé (CUI-CAE) requise (conditions précisées sur service.public.fr). Au sein d'une équipe de trois personnes […]
    fcouchet
  • Élèves, bientôt tous fichés - Rue des écoles 22 juillet 2017
    Titre : Élèves, bientôt tous fichés ? Quel encadrement pour le numérique dans l’éducation ? Intervenants : Daniel Agacinski, agrégé de Philosophie - Céline Authemayou, journaliste - Victor Demiaux, conseiller auprès de la présidente de la CNIL - Jean-François Clair, professeur de mathématiques, représentant du SNES - Marie-Caroline Missir, journaliste - Louise Tourret, journaliste Lieu : Émission Rue des écoles […]
    mmorandi
  • Je protège ma vie privée 16 juillet 2017
    Titre : Atelier Web : je protège ma vie privée Intervenantes : Héloïse Pierre, etikya.fr - Marion Bourget, journaliste pour Radio Alto Lieu : Émission TIC éthique #03 - Radio Alto Date : Octobre 2016 Durée : 42 min 40 Écouter l'enregistrement de l'émission Licence de la transcription : Verbatim Description Qui nous suit sur Internet et pour quoi faire ? nous […]
    mmorandi
  • Apéro April le 21 juillet 2017 à partir de 19h00 dans les locaux de l'April (Paris) 10 juillet 2017
    Début: 21 Juillet 2017 - 19:00Fin: 21 Juillet 2017 - 22:00 Un apéro April ? Un apéro April consiste à se réunir physiquement afin de se rencontrer, de faire plus ample connaissance, d'échanger, de partager une verre et de quoi manger mais aussi de discuter sur l'actualité et les actions de l'April. Un apéro April […]
    fcouchet
  • La Guerre des Civic Tech 8 juillet 2017
    Titre : La Guerre des Civic Tech Intervenants : Cyril Lage, Parlement & Citoyens - Caroline Corbal, DemocracyOS - Étienne Gonnu, April - Clément Mabi, maître de conférences UTC Compiègne Lieu : Reportage LaTéléLibre Date : Juin 2017 Durée : 13 min 28 Visionner la vidéo Licence de la transcription : Verbatim Description S’impliquer, voter, cliquer. Voilà la recette de la […]
    mmorandi
  • Revue de presse de l'April pour la semaine 26 de l'année 2017 3 juillet 2017
    La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre. Dernière revue de presse avant […]
    echarpentier
  • Lettre d'information publique de l'April du 1er juillet 2017 30 juin 2017
    Bonjour, Suite à notre campagne du Pacte du Logiciel Libre, 26 député⋅e⋅s nouvellement élu⋅e⋅s sont engagé⋅e⋅s en faveur du logiciel libre. Il est encore temps de contacter les député·e·s et leur proposer de signer le pacte. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, a présenté en Conseil des ministres du 14 juin les « priorités du […]
    fcouchet
  • Le chaton de l'April sur la ligne de départ 29 juin 2017
    Les 2 et 3 juin derniers, avait lieu un hackathon à l'Auberge Espagnole à Mons-en-Barœul, près de Lille, pour mettre en œuvre l'infrastructure de base du chaton April. Pendant ces 2 jours, les administrateurs systèmes de l'April ont travaillé d'arrache pied pour faire sortir le chaton de la boîte. À la fin du week end, […]
    fpoulain
  • À Louise 17 juillet 2017
    Louise Merzeau nous a quitté brutalement des suites d’une maladie dans la nuit du 14 au 15 Juillet 2017. Elle faisait partie du collectif SavoirsCom1 depuis le début de l’aventure en 2012. Elle a toujours été présente pour nos actions ; ses conseils et interventions sur notre liste de discussion étaient toujours très précieux. Elle […]
    SavoirsCom1
  • Pas Sages en Seine 2017 : Atelier de préparation du calendrier de l’Avent du domaine public 2018 15 juin 2017
    Venez nous aider à identifier et à choisir les auteurs qui seront retenus pour figurer dans l’édition 2018 du Calendrier de l’Avent du domaine public. Le domaine public est à vous, venez le valoriser ! Après Apollinaire et Zweig en 2013, Camille Claudel, Soutine et Rachmaninov en 2014, Munch et Giraudoux en 2015, Ravel en […]
    SavoirsCom1
  • Rendez-vous samedi 17 juin à la librarie A livr’ouvert pour soutenir le projet Communauthèque ! 12 juin 2017
    Samedi 17 juin, à partir de 14h30, la librarie A livr’ouvert accueillera Hervé le Crosnier pour une présentation des activités de C&F Editions et une rencontre autour du thème : « culture numérique et connaissances partagées. Des livres pour comprendre la société de la connaissance. » Hervé le Crosnier est l’un des deux parrains du collectif SavoirsCom1 […]
    SavoirsCom1
  • Participez au projet Communauthèque lors d’une soirée jeux ! (mercredi 31 mai) 26 mai 2017
    Mercredi 31 mai, le collectif SavoirsCom1 vous invite à participer à une soirée jeux pour découvrir le jeu « Cartes en Commun ». Il s’agit d’un jeu de stratégie politique sous licence libre (plus d’informations ici), dans lequel les joueurs doivent protéger leurs ressources contre des accaparements en créant des arènes politiques ! Apprenez à gérer un […]
    calimaq
  • Appel à dons d’ouvrages pour la création d’une Communauthèque 14 mai 2017
    La Communauthèque késako ? La Communauthèque est un projet documentaire sur les Communs, lancé par SavoirsCom1 (collectif engagé pour le développement de politiques et d’initiatives liées aux communs de la connaissance). Il se décline en deux branches : un travail bibliographique visant à référencer les documents de tous types touchant au concept de communs. Au […]
    SavoirsCom1
  • Marchons pour les Sciences (mais pour les Sciences Ouvertes !) 18 avril 2017
    Le collectif SavoirsCom1 s’associe à la Marche pour les Sciences qui sera organisée le 22 avril prochain, Jour de la terre, pour protester contre l’attitude de l’administration Trump vis-à-vis de la recherche publique aux États-Unis. L’administration Trump instrumentalise les crédits fédéraux pour réorienter les projets de recherche dans le sens de ses orientations idéologiques. Il […]
    SavoirsCom1
  • Participez à la consultation d’Etalab sur la nouvelle version de la Licence Ouverte 12 avril 2017
    La mission Etalab a lancé en début de semaine un appel public à commentaires à propos de la nouvelle version de la Licence Ouverte / Open Licence (LO). Le collectif SavoirsCom1 salue cette démarche et incite tous les acteurs intéressés par le développement de l’Open Data en France à y contribuer. Cette décision fait suite […]
    SavoirsCom1
  • Participez à notre atelier “Communauthèque” : une bibliographie pour les Communs ! 4 avril 2017
    Depuis quelques mois, le Collectif SavoirsCom1 mène un chantier de Bibliographie collaborative des Communs dans le but de créer une « Communauthèque », ou un fonds de référence sur les Communs. Cette bibliographie est accessible en mode collaboratif et vous pouvez d’ores et déjà participer à son enrichissement (voir ce groupe Zotero). Cet atelier aura […]
    SavoirsCom1
  • 14 propositions pour le développement des licences libres en France 4 avril 2017
    Le collectif SavoirsCom1 a été auditionné la semaine dernière par le CSPLA (Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique) dans le cadre d’une mission consacrée à l’économie des licences libres. Nous publions à la suite une liste de 14 propositions que nous estimons importantes pour le développement des licences libres en France.   1) […]
    calimaq
  • Les Archives nationales montrent la voie de l’Open Data culturel ! 25 juillet 2017
    Lentement (mais sûrement), les choses sont en train de bouger dans le monde culturel en faveur de l’ouverture des données. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire à ce sujet en avril dernier à propos de l’évolution graduelle des politiques des bibliothèques, mais c’est du côté des archives publiques qu’une excellente nouvelle est tombée cette semaine : […]
    calimaq
  • Vers la possibilité d’un Copyleft pour libérer les semences ? 22 juillet 2017
    Le mois dernier, la nouvelle s’est diffusée qu’une initiative avait été lancée depuis l’Allemagne pour proposer une licence libre applicable aux semences. Ce projet, porté par l’organisation à but non-lucratif Agrecol, s’intitule Open Source Seeds et il a pour objet d’appliquer à la culture des végétaux les principes du Copyleft appliqués depuis les années 90 dans […]
    calimaq
  • Ressources pédagogiques, Learning Analytics et données personnelles 19 juillet 2017
    J’ai eu la chance récemment d’être invité pour intervenir lors des rencontres 2017 de la communauté Scenari (un logiciel libre permettant de créer des chaînes éditoriales pour produire  – entre autres – des ressources pédagogiques). On m’avait demandé à cette occasion de traiter le sujet des Learning Analytics (analyse des données d’apprentissage, en français) dans […]
    calimaq
  • Humain, robotique, animal : que devient l’auteur ? 17 juillet 2017
    Ces dernières semaines, une succession de décisions de justice ont été rendues, suscitant de nombreux débats, qui interrogent profondément la définition de ce qu’est un auteur. Ces discussions ont porté sur des objets a priori disparates : une photographie de Jimi Hendrix, des transcriptions de manuscrits médiévaux, un selfie pris par un singe et des […]
    calimaq
  • Street Art et liberté de panorama : et si on arrêtait la désinformation ? 12 juin 2017
    En marge des élections législatives, il s’est produit la semaine dernière un incident qui mérite que l’on s’y attarde, surtout quand on voit la manière dont il a été traité dans la presse. Le graffeur C215 a dénoncé l’utilisation qui était faite d’une de ses fresques par le comité électoral du parti « En Marche » du […]
    calimaq
  • Quel modèle économique pour une numérisation patrimoniale respectueuse du domaine public ? 6 juin 2017
    Le mois dernier est paru au Cercle de la Librairie le livre « Communs du savoir et bibliothèques« , pour lequel Lionel Dujol, qui coordonnait l’ouvrage, m’a demandé d’écrire une contribution. La publication de ce livre est un signe de plus de l’importance croissante de la thématique des Communs dans la sphère professionnelle des bibliothèques. On peut […]
    calimaq
  • L’exclusion forcée du marché comme enclosure des biens communs 29 mai 2017
    La semaine dernière est paru sur le site Reporterre un intéressant article consacré à Jean-Luc Danneyrolles, le fondateur du « Potager d’un curieux » : un lieu situé dans le Vaucluse dédié à la préservation et à la promotion des semences libres. Le papier explique notamment le parcours du combattant que ce paysan a dû traverser pour […]
    calimaq
  • La cuisine va-t-elle cesser d’être Open Source ? 25 mai 2017
    Du point de vue du droit d’auteur, et de la propriété intellectuelle en général, la cuisine possédait jusqu’à présent un statut très particulier. Alors qu’il s’agit incontestablement d’un des champs de la création, les juges considérent que les recettes de cuisine ne sont pas protégeables par le droit d’auteur. Il en résulte que les cuisiniers sont libres de […]
    calimaq
  • Ridley Scott et la saga Alien : quand l’auteur devient son propre monstre… 14 mai 2017
    Cette semaine est sorti sur les écrans le film Alien : Covenant qui ajoute un nouvel épisode de la saga initiée par Ridley Scott en 1979. Après le déjà très controversé Prometheus en 2012, Ridley Scott revient aux commandes d’un film qui est en train de déclencher parmi les fans un véritable torrent de critiques négatives, accusant le […]
    calimaq
  • Gravity, Skyline : les groupes de presse s'alignent sur les géants du Web pour exploiter la vie privée de leur lectorat 6 juillet 2017
    Paris, le 7 juin 2017 - Des groupes industriels de presse ou détenant des titres de presse ont annoncé le lancement d'un nouveau projet conjoint baptisé « Alliance Gravity »1. Deux jours après, Le Monde et Le Figaro annoncent leur propre alliance, nommée « Skyline ». Sous couvert de lutter contre Google dans le partage des revenus publicitaires liés […]
    neurone259
  • État d’urgence : de l’exception à la permanence, les parlementaires au pied du mur 5 juillet 2017
    Paris, le 5 juillet 2017 — Douze organisations, des avocats et des universitaires (liste ci-dessous) appellent les députés à ne pas voter la loi de prorogation de l’état d’urgence et tous les parlementaires à rejeter la loi renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure. Elles dénoncent la dangereuse logique du soupçon qui […]
    neurone259
  • ePrivacy : séparons le bon grain de l'ivraie 30 juin 2017
    Paris, le 30 juin 2017 - Le débat sur le règlement ePrivacy devient de plus en plus vif et complexe, tant au sein du Parlement européen que de chaque État membre - le gouvernement français n'ayant pas encore annoncé sa position publique. De nombreux arguments et propositions sont apparus, tant pour renforcer la vie privée […]
    neurone345
  • ePrivacy : une étape cruciale pour la vie privée 13 juin 2017
    Paris, 13 juin 2017 — Le mois de juin sera décisif pour le futur de notre vie privée et la confidentialité de nos communications électroniques. Actuellement en débat au Parlement européen, le futur règlement « ePrivacy » divise et réveille de désagréables souvenirs du temps des négociations du Règlement général sur la protection des données […]
    neurone648
  • Sous le capot: votez pour une infrastructure télécoms décentralisée! 12 juin 2017
    Paris, 13 juin 2017 — La nature décentralisée d'Internet est en jeu avec les négociations sur le code européen des communications électroniques. La Quadrature du Net publie ses premières listes de vote sur les amendements qui ont été déposés au Parlement européen1 et soutient les fiches d'informations (pdf) élaborées par netCommons. Comme prévu, le lobbying […]
    neurone130
  • Directive copyright : le Parlement européen sous la menace des lobbies et des manoeuvres françaises 6 juin 2017
    Paris, le 6 juin 2017 —  Alors que toutes les commissions concernées au Parlement européen ont rendu leurs avis sur la proposition de directive sur la réforme du droit d'auteur, la situation est plus que complexe : les rapports constructifs des différentes commissions ont été pilonnés à la fois par la Commission européenne, mécontente de voir ses dispositions […]
    neurone259
  • Neutralité du Net : un an après, un bilan gris foncé 31 mai 2017
    Paris, le 31 mai 2017 — A l'occasion du premier anniversaire de l'adoption du règlement sur l'internet ouvert qui régit notamment les aspects liés à la neutralité du Net, et tandis que l'ARCEP sort son premier rapport sur l'état de l'Internet, nous dressons ci-dessous un bilan assez mitigé de sa mise en œuvre en France […]
    neurone1000
  • Appel à la non prorogation de l'état d'urgence : lettre au Président de la République 24 mai 2017
    Paris, 24 mai 2017 — À l'issue du conseil de Défense tenu ce mercredi matin, le Président de la République a annoncé qu'il demanderait au Parlement la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre 2017, ainsi que la discussion d'une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme. La veille de cette réunion, nous, associations de […]
    neurone259
  • Lettre ouverte aux institutions européennes : WIFI4EU doit promouvoir la diversité, le local et les droits humains 22 mai 2017
    Paris, le 22 mai 2017 — Alors que le Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne entrent dans la phase obscure des trilogues pour le projet de réglement WIFI4EU, les réseaux associatifs européens ainsi que la communauté du wifi-ouvert veulent leur rappeler l'importance d'inclure tous les acteurs dans le développement de la connectivité locale. […]
    neurone130
  • Le revenu de base, une réponse possible à la question de la pauvreté 27 juillet 2017
    En 2017, les piliers du système international des droits de l’homme sont attaqués de diverses nouvelles façons. Selon Philip Alston, […] Cet article Le revenu de base, une réponse possible à la question de la pauvreté est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    La Rédaction
  • Le revenu de base, pilier d’un réseau mondial pour le développement soutenable 26 juillet 2017
    Le réseau mondial Sufficiency4Sustainability (S4S) existe depuis mai dernier. Il estime la suffisance nécessaire à un développement soutenable. Peter Knight C’est […] Cet article Le revenu de base, pilier d’un réseau mondial pour le développement soutenable est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    André Coelho
  • Un tour de France à vélo pour promouvoir le revenu de base ! 25 juillet 2017
    Rencontre avec Léna Le Guay, membre du MFRB. Porteuse de parole, elle lance un projet de tour de France à […] Cet article Un tour de France à vélo pour promouvoir le revenu de base ! est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    La Rédaction
  • Comment un revenu de base pourrait renforcer la communauté dans une ère d’individualisme 20 juillet 2017
    Traduction par Maxime Vendé d’un article de Kate McFarland initialement publié sur Basic Income News. Max Harris and Alexander E. […] Cet article Comment un revenu de base pourrait renforcer la communauté dans une ère d’individualisme est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    Kate McFarland
  • Canada : un documentaire sur le revenu de base fait appel au financement participatif 6 juillet 2017
    Une campagne de financement participatif est lancée pour un nouveau documentaire sur le revenu de base, The Mincome Experiment. Kreytor […] Cet article Canada : un documentaire sur le revenu de base fait appel au financement participatif est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    André Coelho
  • La vice-présidente d’UBIE fonde un parti pour le revenu de base en Suède 4 juillet 2017
    Lena Stark, vice présidente du mouvement européen pour un revenu de base (UBIE), vient de lancer en Suède un nouveau […] Cet article La vice-présidente d’UBIE fonde un parti pour le revenu de base en Suède est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    Kate McFarland
  • La société du choix, une utopie féministe ? 29 juin 2017
    Le revenu de base universel n’est pas pensé comme un outil de lutte contre les discriminations, mais c’est une mesure […] Cet article La société du choix, une utopie féministe ? est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    Nicolas Toublanc
  • La semaine internationale du revenu de base se tiendra du 18 au 24 septembre 2017 27 juin 2017
    Avec le Mouvement français pour le revenu de base, vous aussi engagez-vous et participez à la semaine internationale du revenu […] Cet article La semaine internationale du revenu de base se tiendra du 18 au 24 septembre 2017 est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    La Rédaction
  • En Californie, le département de recherche parle du revenu de base 23 juin 2017
    Le département de recherche de Californie organisait le 23 mars une conférence sur les défis sociaux auxquels l’État est confronté. Le […] Cet article En Californie, le département de recherche parle du revenu de base est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.
    La Rédaction
  • Quelle fin absurde! – La vie à la fin de l’empire (2010 – VOSTFR) 4 juillet 2017
    Ne vous fiez pas au titre énigmatique ou à l’aspect visuel un peu dépassé  de ce documentaire, c’est un pur chef-d’œuvre.  « Quelle fin absurde ! La vie à la fin de l’empire » traite de l’effondrement systémique, dans la veine d’un documentaire comme « collapse ». Il oriente le spectateur vers la compréhension des différentes mécaniques qui sous-tendent […]
    Stéphane
  • Rencontre avec Kalune 6 juin 2017
    Nous l’avions déjà croisé lors des rassemblements contre Monsanto ou Tafta, organisés entre autres par nos amis du collectif citoyen les Engraineurs. Événements au cours desquels il avait interprété – avec son ancien groupe – « Les Gueules de Wab » certains de leurs morceaux comme Indignés par exemple. Évoluant dorénavant sous le pseudo de Kalune, l’artiste a publié il y […]
    Kxxx
  • Développement durable et biodiversité : quand les politiques européennes menacent la survie de la Méditerranée 21 avril 2017
    Article de Philippe Vergnes pour le 4ème singe. Comme aime parfois à nous le rappeler la Divine Providence, un curieux hasard du calendrier à fait coïncider, à quelques jours d’intervalles, plusieurs informations que l’on pourrait qualifier de contradictoires en matière de préservation de la biodiversité méditerranéenne. Vous l’ignorez peut-être, mais l’Europe dispose d’une compétence exclusive […]
    Stéphane
  • Les créatifs culturels : l’émergence d’une nouvelle conscience (Ariane Vitalis) 11 avril 2017
    Ariane Vitalis est une de ces jeunes qui se donne aujourd’hui les moyens de changer le monde. Elle véhicule à travers ses nombreux projets, de nombreux espoirs propres à une génération qui ignore encore beaucoup trop l’impact qu’elle aura sur le monde. Retour sur cette vision qui, dans un monde où il vaut mieux avoir […]
    Laura Ginisty
  • Oui au libre marché ! Libérons les économies (le film) 1 mars 2017
    (Illustration de Pawel Kuczynski) Oui au libre marché ! Libérons les économies (le film) Alors que Emanuel Macron a été élu Président de la république française, que comme tous (ou presque) les candidats, il a usé de promesses encore et toujours. Ils nous parlent (comme depuis 40 ans) de degrés de libéralisation des marchés, car selon […]
    Ben31
  • L’ère de la pensée unique 25 février 2017
    A l’heure de la post vérité, des fake news, de l’élection de Trump, du décodex et d’autres initiatives prises pour réguler ces phénomènes, il nous a semblé nécessaire de réaliser cette vidéo afin de vous donner une autre analyse de ces phénomènes. Car les dérives potentielles de ces initiatives sont inquiétantes et nécessitent donc que […]
    Stéphane
  • Les médias créent le réel 15 janvier 2017
    Avant de commencer la lecture de cet article, nous vous invitons à regarder la carte des propriétaires des médias réalisée par ACRIMED La fabrique du réel En 1988, Noam Chomsky et Edward Herman publiaient le livre « la fabrique du consentement ». Ce livre proposait une grille d’analyse des méthodes de propagandes des médias de masse et […]
    Stéphane
  • Vers l’écolieu, pour une solidarité forte et des alternatives concrètes. 3 janvier 2017
    Vers l’écolieu rassemble une cinquantaine de membres entre 20 et 75 ans qui ont envie de quitter l’île de France pour créer une vie qui leur correspond mieux, probablement un peu plus au vert, tout en gagnant en vie sociale. On nous a parlé des colocs entre étudiants et étudiantes, de l’habitat partagé entre trentenaires […]
    Stéphane
  • Méditerranée : une mer assassinée 12 décembre 2016
    Avant toute chose, nous tenons à remercier Philippe Vergnes pour le travail d’investigateur et de lanceur d’alerte qu’il a fourni en publiant son livre « Méditerannée (Mare Nostrum) une mer assassinée » aux éditions Bookelis. Vous trouverez ci dessous un résumé qui vous donnera un léger aperçu de la problématique soulevée dans ce livre et un point […]
    Stéphane
  • Les vaccins : irrationalité française et faiblesse du discours 27 juillet 2017
    Du haut de mes quarante ans de médecine, je n’ai connu aucun accident lié aux vaccins. Un seul vaccin était dangereux, l’antivariolique. Il datait du dix-huitième siècle. Les derniers cas de variole en France ont […]
    Le Doc
  • Axelle Lemaire, la cryptographie et la surveillance massive… 25 juillet 2017
    Il y a quelques jours, Axelle Lemaire, ex-secrétaire d’Etat chargée du numérique sous François Hollande, s’est émue de l’arrestation d’opposants Turcs sous prétexte qu’ils utilisaient des outils de chiffrement. Et d’évoquer ensuite le lien entre chiffrement et […]
    Antoine Champagne - kitetoa
  • Démocratie de consensus : le despotisme doux de Macron 22 juillet 2017
    Le concept de « despotisme doux » inventé par Tocqueville, refait parler de lui depuis qu’Emmanuel Macron a décidé d’instaurer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. Rappelons qu’Alexis de Tocqueville, penseur et écrivain français […]
    drapher
  • Chiffrement : les temps paniquent 21 juillet 2017
    « Les lois mathématiques sont louables, mais la seule loi qui s’applique en Australie est la loi australienne ». Interrogé à propos de la cryptographie lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion d’une énième […]
    Jef Mathiot
  • La chute de Mossoul et la fin annoncée de l’Etat Islamique 17 juillet 2017
    La chute de Mossoul marque, dit-on, un tournant dans la lutte contre l’Etat Islamique. Cela ne fait aucun doute en ce qui concerne les populations sous le joug de l’organisation. Reste que les civils ont […]
    Antoine Champagne - kitetoa
  • De la dystopie actuelle : par delà les apparences, avec Stiegler 17 juillet 2017
      Réfléchir sa propre époque est une gageure, puisque l’histoire que nous tentons de comprendre est, par essence, en cours de construction. Pour autant, le présent n’étant que l’accumulation d’instants passés, il doit être possible […]
    drapher
  • Emmanuel Macron et les victimes de terrorisme 14 juillet 2017
    Lors de son discours pour le 14 juillet, Emmanuel Macron a glissé quelques mots sur les enfants dont les parents ont péri lors des attentats : Chers concitoyens, depuis 100 ans presque jour pour jour, […]
    Antoine Champagne - kitetoa
  • Le Pistolet et La Pioche S01E04 : Mais que font-ils avec nos données ? #Spalian 13 juillet 2017
    Le Pistolet et La Pioche avait envie d’aborder le sujet des Big data pour continuer à se questionner sur l’algopolitique, mais en version sonore. Pourquoi ne pas aller regarder de plus près l’activité d’une entreprises […]
    drapher
  • Ouverture surprise du procès de l’attentat du musée Bardo à Tunis 13 juillet 2017
    Vingt et un touristes étrangers, dont quatre Français avaient trouvé la mort le 18 mars 2015 dans l’attaque du musée du Bardo à Tunis. Après une instruction pour le moins rocambolesque, le procès s’est ouvert […]
    Antoine Champagne - kitetoa
  • Les éléments indispensables à considérer avant la création de votre site web 25 avril 2017
    Ceux qui passent régulièrement ici le savent sans doute ; je me suis lancé à temps plein en tant qu'intégrateur / développeur web freelance il y a bientôt 2 ans. Depuis, je mange des sites web tous les jours, pour mon plus grand plaisir car même si tout ne peut pas être rose en permanence, […]
    coreight
  • Les applications mobiles méconnues de Google 7 février 2017
    Google est un des géant du web mobile, je ne vous apprends rien, possédant l'un des deux principaux systèmes d'exploitation dédié aux appareils nomades, le célèbre Android qui équipe près de 300 millions d'appareils dans le monde (source) L'écosystème des services Google y est évidemment bien représenté, mais également sur son concurrent iOS, la plupart […]
    coreight
  • Mes séries "geeks" préférées 30 décembre 2016
    J'avais fait un point il y a presque tout juste un an sur mes films "geeks" préférés, en entendant par là tous les longs métrages traitant de web, technologie, interfaces informatiques futuristes... Si j'aime bien de temps en temps aller traîner au cinéma, ou regarder un bon film sur ma TV, je suis également amateur […]
    coreight
  • Les applications mobiles qui me sont indispensables aujourd'hui 8 novembre 2016
    L'ami thebloom m'a fait l'honneur à nouveau de ma taguer dans sa désormais traditionnelle sélection annuelle d'applications Android. Je m'étais ainsi plié à l'exercice l'an passé dans une sélection toute personnelle. Pour varier un peu les plaisirs, j'ai décidé pour cette fois de prendre un peu de recul, en essayant d'analyser les applications qui sont […]
    coreight
  • Comment faire des choix difficiles ? 12 septembre 2016
    Ouf, enfin de retour ici après de longues semaines d'absence, je n'aime pas laisser ce blog abandonné mais mon activité récente m'a contraint à faire des choix sur mes priorités. Des choix dont je ne me plains pas puisque c'est le surplus d'activité de mon entreprise qui m'a poussé à laisser temporairement de côté mes […]
    coreight
  • 10 façons de découvrir de la musique avec Spotify 21 juillet 2016
    La bataille fait rage dans le monde de la musique en streaming, bien que la concurrence se soit un peu concentrée entre quelques gros acteurs depuis que les majors de l'industrie ont réussi à avoir la peau de certains services populaires mais à la limite de la légalité (ceux qui ont utilisé feu Grooveshark et […]
    coreight
  • 7 raccourcis très utiles sur les appareils Android 1 juillet 2016
    Android équipe aujourd'hui 84% des smartphones dans le monde (oui oui), et 71% en Europe, une écrasant majorité pour l'OS mobile de Google (chiffres ZDNet). C'est apparemment un peu moins brillant pour les tablettes, mais cela représente tout de même quelques millions d'appareils. Si j'en crois d'ailleurs mon Google Analytics sur les 30 derniers jours, […]
    coreight
  • Plonger dans le web 13 juin 2016
    C'est une impression étrange. Je travaille désormais une bonne partie de mon temps depuis chez moi, seul, tout au moins au sens auquel on l'entend d'habitude ; sans contact "direct" avec un autre être humain, mais avec le filtre d'un écran, d'un clavier, d'un micro ou d'une caméra. Et pourtant, je n'ai jamais l'impression de […]
    coreight
  • 55 infos intéressantes à propos de Google [infographie] 3 juin 2016
    Certains sont fans de l'entreprise qui a révolutionné Internet, et qui s'apprête à faire de même dans une foule d'autres secteurs, d'autres sont extrêmement méfiants de la firme tentaculaire, dont certains services font la pluie et le beau temps dans leur secteur d'activité, et qui regroupe une quantité gigantesque de données sur les individus du […]
    coreight
  • Les 4 manières de dépenser de l’argent 16 juin 2017
    Pourquoi les abus financiers des politiciens sont inévitables dans une démocratie représentative À chaque fois que quelqu’un se décide à creuser les dépenses du monde politique, des scandales éclatent. La conclusion facile est que les politiciens sont tous pourris, qu’il faut voter pour ceux qui ne le sont pas. Ou qui promettent de ne pas […]
    Lionel Dricot
  • J’ai testé les matelas web 30 mai 2017
    Comparatif des matelas Tediber, Eve et Ilobed Lorsqu’il est devenu urgent de changer de matelas, plutôt que de me rendre dans un magasin de literie, je me suis tout naturellement tourné vers le web, curieux de voir ce qui se faisait en la matière. J’y ai découvert que le matelas était un domaine grouillant d’activités […]
    Lionel Dricot
  • La démocratie effraie-t-elle nos élus ? 28 mai 2017
    Comment les élus d’Ottignies-Louvain-la-Neuve semblent vouloir tout faire pour saboter une consultation populaire d’origine citoyenne. Le 11 juin, dans ma ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, se déroulera une consultation populaire. Chaque citoyen de 16 ans ou plus est appelé à se prononcer sur la question « Êtes-vous favorable à une extension du centre commercial ? ». Demander aux citoyens […]
    Lionel Dricot
  • L’humanité a-t-elle trouvé le sens de la vie ? 14 mai 2017
    Quel est le sens de la vie ? Pourquoi y’a-t-il des êtres vivants dans l’univers plutôt que de la matière inerte ? Pour ceux d’entre vous qui se sont déjà posé ces questions, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que la science a peut-être trouvé une réponse. La mauvaise, c’est que […]
    Lionel Dricot
  • Le bouquet de fleurs 30 avril 2017
    Parfois, au milieu du mépris de la cohue humaine, il parvenait à croiser un regard fuyant, à attirer une attention concentrée sur un téléphone, à briser pour quelques secondes le dédain empli de stress et d’angoisse des navetteurs préssés. Mais les rares réponses à son geste étaient invariables : — Non ! — Merci, non. […]
    Lionel Dricot
  • Mastodon, le premier réseau social véritablement social ? 18 avril 2017
    Vous avez peut-être entendu parler de Mastodon, ce nouveau réseau social qui fait de la concurrence à Twitter. Ses avantages ? Une limite par post qui passe de 140 à 500 caractères et une approche orientée communauté et respect de l’autre là où Twitter a trop souvent été le terrain de cyber-harcèlements. Mais une des particularités […]
    Lionel Dricot
  • Comment les réseaux sociaux ont transformé des attentats en merveilleux cadeau d’anniversaire 26 mars 2017
    Certaines histoires commencent mal. Très mal. Mais, petit à petit, la vie se fraie un chemin à travers les pires situations pour s’épanouir en frêles et merveilleux bourgeons. Cette histoire commence le 7 janvier 2015. Ce jour là, je croise Damien Van Achter, atterré par ce qui se passe à Paris. Il me parle de […]
    Lionel Dricot
  • Printeurs 44 28 février 2017
    Ceci est le billet 44 sur 44 dans la série PrinteursNellio, Eva, Max et Junior sont dans la zone contrôlée par le conglomérat industriel. Dans un silence religieux, nous descendons tous les quatre de la voiture. Tout autour de nous, des immeubles s’élancent dans une architecture torturée donnant une impression d’espace et de vide. Pas […]
    Lionel Dricot
  • Les 3 piliers de la sécurité 22 février 2017
    La sécurité est un terme sur toutes les lèvres mais bien peu sont en mesure de la définir et de la concevoir rationnellement. Je vous propose la définition suivante : « La sécurité est l’ensemble des actions et des mesures mises en œuvre par une collectivité pour s’assurer que ses membres respectent les règles de la […]
    Lionel Dricot
  • mise en sommeil de la spirale pour rejoindre le Blog Libre 2 mai 2016
    Je vais rejoindre le blog libre qui va réouvrir pour une nouvelle aventure collective. Nous démarrons à trois avec Laurent Napias et Cascador. L’intérêt est de fédérer les forces vives de deux blogs afin de reprendre l’aventure blog libre entamée il y a de cela quelques temps. Il s’agit pour moi de reprendre un rythme […]
    Damien
  • le système fiscal est un logiciel propriétaire verrouillé par les plus riches 18 avril 2016
    Suite à un post sur Diaspora* concernant les révélations des Panama Papers, nous en sommes venus à parler  des paradis et des enfers fiscaux. Un enfer fiscal, selon certains, serait un lieu oú les plus riches seraient oppressés par les impôts imposés par l’état. Une oppression telle qu’ils pourraient peut être en mourir, voir être […]
    Damien
  • se recentrer sur l’essentiel : basta les réseaux sociaux 12 avril 2016
    Saoulé par les discussions et petitesses sur Twitter, j’ai décidé de passer en mode passif sur ce réseau social : compte encore ouvert mais plus de consultations là bas pour ma part, ca part trop dans tous les sens et je vois trop d’attitudes imbéciles, mensongères et malhonnêtes intellectuellement. Twitter est un champ de bataille […]
    Damien
  • France : la trahison démocratique permanente 4 avril 2016
    Notre histoire est celle d’un pays qui croit aux contes de fées. Surtout les contes de fées politiques. Les gens s’en remettent à autrui pour gouverner leurs vies. Ils remettent donc leur pouvoir de citoyens entre les mains d’un homme, d’un groupe d’hommes. Ce système perdure depuis des décennies. Par habitude. Le temps de la […]
    Damien
  • internet, surveillance de masse, télévision, loi travail… passez à l’action ! 30 mars 2016
    Je lisais encore dernièrement quelques  bons vieux articles sur l’espionnage généralisé des communications électroniques par les USA et sur le fait que notre monde se transforme en « Meilleur des Mondes » version Aldous Huxley. On peut se plaindre de la politique d’espionnage de nos données personnelles par les USA. On peut se plaindre de la complicité des grands acteurs […]
    Damien
  • pour bien comprendre la loi Travail 29 mars 2016
    Il faudrait déjà lui donner un nom proche de son but : la loi Entreprises parce que tous ses volets favorisent les entreprises, pas le salarié, pas la rémunération du salarié, pas les conditions de vie du salarié, pas la vie de famille du salarié. Il faut aussi expliquer pourquoi elle donne tant d’avantage aux […]
    Damien
  • le parti socialiste et les républicains, comme d’habitude, sont sur la même longueur d’onde pour limiter la démocratie 28 mars 2016
    Le parti socialiste le parti les républicains se sont mis d’accord pour rendre public les signatures accordées pour un candidat à la présidentielle et les signataires devront envoyer eux-mêmes leur parrainage au Conseil Constitutionnel. Avant, le candidat faisait signer un soutien et s’occupait lui-même d’envoyer ses 500 signatures. Là, le gars peut dire qu’il va […]
    Damien
  • nouvel entrant pour remplacer Gmail, Yahoo, Outlook… : Infomaniak 22 mars 2016
    Je l’avais oublié et c’est un commentaire avisé de Ounet qui me le rappelle : si Gandi et OVH sont soumis à la Loi Renseignement française et doivent, le doigt sur la couture, transmettre vos données de correspondances et de stockage aux autorité françaises un peu trop curieuses, ce n’est pas le cas d’Infomaniak, un […]
    Damien
  • la géopolitique des données numériques 3 mars 2016
    J’avais écrit ce billet suite à commentaire de Marion : elle soulevait le problème de l’hébergement d’un service email à l’heure de l’espionnage total d’internet ou encore « à qui confier ses échanges par email à l’heure de la surveillance généralisée ? ». Soyons clair : personne ne peut garantir la confidentialité de nos conversations numériques. Personne. […]
    Damien
  • 20 raisons de ne pas voyager en Islande 25 juillet 2017
    Tout le monde vous dira que l’Islande c’est génial, raison d’être soupçonneux et pas tomber dans un piège marketing savamment orchestré (d’autant que quand on a dépensé une fortune pour ses vacances, on a du mal à en dire du mal contre l’avis de tous). En 2017, l’Islande devrait accueillir au moins 2 millions de […]
    Thierry Crouzet
  • Juin 2017 2 juillet 2017
    Jeudi 1er, Paris J’ai commencé la journée par Europe 1, puis j’ai enchaîné avec les amis… et, peu à peu, ils éveillent des envies, parce que la ville avec son agitation impose d’exister ou de succomber. Y venir, y charger des désirs et s’enfuir. Il est 20 h, j’ai marché jusqu’à la cour carrée du Louvre, […]
    Thierry Crouzet
  • Mai 2017 2 juin 2017
    Lundi 1er, Genève Je lis une biographie de Camus par Onfray, ramassée au hasard sur une table de la maison Pittet. J’y trouve une belle définition d’anarchiste : « Qui refuse de suivre autant que de guider. » Voilà pourquoi j’aime me contredire, changer de point de vue, pour éviter de me transformer en maître à penser. Un […]
    Thierry Crouzet
  • Un auteur en déshérence ou est-ce le Net qui déraille ? 30 mai 2017
    En un temps, j’étais blogueur. Ça voulait dire quoi ? Je pensais un truc, l’écrivais, le publiais, lisais d’autres trucs, recevez des commentaires, écrivais à nouveau, publiais à nouveau. C’était ça l’expérience du blog, c’était ça que j’aimais dans le blog et qui était neuf. Une temporalité inédite de la littérature. La publication posée en ligne, […]
    Thierry Crouzet
  • Revenu universel : on veut nous prendre pour des couillons 25 mai 2017
    Rangez votre utopie : le revenu universel ça ne peut pas marcher. Mais qui a déclaré ça ? L’OCDE, sigle qu’il est alors bon de détailler : Organisation de coopération et de développement économiques dont, dixit Wikipedia, les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Comment dire ? […]
    Thierry Crouzet
  • Écriture romanesque : pas mieux que Wattpad 18 mai 2017
    Dans Le point aveugle, une théorie du roman que je vous recommande, Javier Cercas écrit : « La meilleure littérature n’est pas celle qui ressemble à la littérature, mais celle qui ne lui ressemble pas ; c’est-à-dire : celle qui ressemble à la vérité. Toute littérature authentique est anti-littérature. » Et si, sur le Net, la littérature se jouait hors […]
    Thierry Crouzet
  • L’abondance a conduit à la saturation 12 mai 2017
    Mon époque ne me satisfaisait plus ou c’est ma façon de vivre qui ne me satisfait plus, ce qui revient un peu au même, l’époque me poussant à vivre d’une certaine façon et ma façon de vivre m’incitant à juger mon époque d’une façon semblable. Nous avons imaginé un beau modèle théorique : l’abondance devait nous […]
    Thierry Crouzet
  • Fin des écritures sur le blog 8 mai 2017
    Ne vous réjouissez pas, je n’ai pas décidé d’arrêter de bloguer, simplement de ne plus pousser sur mon blog mes expériences d’écriture. À l’avenir, en tout cas pour un certain temps, je dédie ces pages à mon carnet de route, mes vagabondages et mes diverses réflexions sur l’écriture, l’édition, le Net, la politique… Aujourd’hui, je […]
    Thierry Crouzet
  • La Présidentielle est terminée, vous pouvez enfin lire Résistants 8 mai 2017
    Pas simple de sortir un livre quand tout le monde s’égosille pour un oui ou pour un non. Pendant ce temps, de plus en plus de gens meurent à cause des bactéries résistantes aux antibiotiques, et les politiques en particulier ferment les yeux. Voici quelques vidéos et images pour vos donner envie de plonger dans […]
    Thierry Crouzet
  • Projet de loi antiterroriste 20 juillet 2017
    Je viens de lire ces trois articles sur un sujet qui me préoccupe : Nouvel Obs’ — Antiterrorisme : ce que contient le projet de loi qui remplacera l’état d’urgence ; Le Monde — Ce que des juristes reprochent au projet de loi de sortie de l’état d’urgence ; La Croix — Loi antiterroriste : pourquoi les Français s’en émeuvent […]
    Tristan
  • En vrac du mardi 18 juillet 2017
    Après quelques jours de moto au départ de St Étienne (pour les rencontres Mondiales du Logiciel Libre) en direction du Vercors, du Luberon avec un retour par les petites routes, ici… Nevers : Et si on pouvait se passer de Uber avec du Libre ? Voici LibreTaxi, une approche libre et gratuite basée sur… Telegram ; Google Still […]
    Tristan
  • La fable des deux chiens 18 juillet 2017
    C’est l’histoire (extraite d’un livre de Raphaëlle Giordano) d’un homme qui va trouver un sage pour apprendre auprès de lui : — Dites-moi, vous qui êtes sage, qu’est-ce qu’il y a dans votre esprit ? — Dans mon esprit, il y a deux chiens, un noir et un blanc. Le noir est le chien de la haine, […]
    Tristan
  • Du danger de la centralisation 3 juillet 2017
    Très bon papier de l’Imprévu : Bug de l’an 2000, on n’a encore rien vu. En voici la conclusion : En somme, si faire appel à de plus gros acteurs répond à un besoin de réduire les coûts, il provoque une centralisation des services parfois gênante. Un constat valable également pour les logiciels : « Si tout le monde […]
    Tristan
  • En vrac du mercredi 28 juin 2017
    En vedette L’été est déjà là, les vacances approchent, mais j’ai encore le temps de faire quelques présentations dans les jours à venir, où je vais parler vie privée, cloud personnel, self-data, souveraineté personnelle et logiciel libre : 28 juin 2017 : Atelier développement de connecteurs Cozy Cloud à Paris 9 ; 30 juin 2017 : Pas Sages En […]
    Tristan
  • Gmail et la pub 25 juin 2017
    La nouvelle est tombée et a surpris beaucoup de monde : Gmail ne sera plus utilisé pour vous pister !. Attention, c’est facile de prendre l’information de travers. Voici quelques exemples : Google n’exploitera plus Gmail pour faire de la pub ciblée ; Publicité ciblée: Google ne lira plus vos mails sur Gmail, promis ! ; Google va arrêter de fouiller […]
    Tristan
  • En vrac du mardi caniculaire 20 juin 2017
    En vedette : déclarations tonitruantes et lois liberticides pour avoir l’air de faire quelque chose contre le terrorisme Inquiétant déclaration de Theresa May, suite au nouvel attentat de Londres : c’est clair : si les doits de l’homme nous empêchaient de résoudre les problèmes de l’extrémisme et du terrorisme, nous changerons ces lois pour garder les anglais en […]
    Tristan
  • En vrac du mardi 6 juin 2017
    En vedette Voici une lecture pas très récente mais importante : Le Paradoxe de la violence, et pourquoi le monde ne va pas si mal. Elle est à lire absolument ! En résumé : Nous avons presque tous l’impression que le monde va de plus en plus mal, et devient de plus en plus violent ; Pourtant, factuellement, la […]
    Tristan
  • Culture libre : artistes, nous aurons besoin de vous… 4 juillet 2017
    Il y a de l'eau dans le gaz entre la création artistique et internet : chasse au piratage, fermeture des forums, projets de durcissement du droit d'auteur en France comme à Bruxelles… Avec l'indéfectible soutien de la politique, l'industrie culturelle regagne peu à peu le terrain qu'elle avait cédé et entend bien l'étendre encore, menaçant […]
    Neil Jomunsi
  • « Okja », une fable animiste et végétaliste 29 juin 2017
    Il y a tellement de belles choses dans Okja que je ne sais même pas par quoi commencer. Film-fable de Joon-Ho Bong – réalisateur et scénariste sud-coréen, auteur entre autres de Mother, The Host et du Snowpiercer –, Okja me fait tout d’abord réaliser à quel point j’aime les histoires simples. Une histoire simple, avec des enjeux […]
    Neil Jomunsi
  • [NOUVELLE] « Délicates et fragiles » 26 juin 2017
    J'ai décidé de relancer un Projet Bradbury le 22 août prochain : écrire 52 nouvelles en 52 semaines. En guise d'interlude et pour patienter, voici un petit texte tout doux écrit ces derniers jours...
    Neil Jomunsi
  • L’école et la famille comme fabriques du citoyen critique et éclairé 20 juin 2017
    Mon article d’hier sur le caractère pernicieux, pervers et pervasif des écrans et de leur multiplication a généré quelques commentaires intéressants (mais ils le sont souvent, je dois dire que les quelques lecteurs de ce blog sont toujours au top), notamment celui-ci : Pendant que j’y suis, vous avez tort sur un point important : « Ces images […]
    Neil Jomunsi
  • Quand céderont les digues de la réalité : écrans partout, consentement nulle part 19 juin 2017
    Les écrans nous entourent, et leur nombre ne diminuera pas de sitôt. Au point parfois qu'on pourrait se sentir encerclés. Quelle est la prochaine étape ?
    Neil Jomunsi
  • [PODCAST] Pod42, ép. 2 : Mélissandre L. 9 juin 2017
    « Pod42 », c'est le podcast où pendant une heure, on parle de tout et de rien avec celles et ceux qui font la culture, et c'est très bien comme ça...
    Neil Jomunsi
  • Et Facebook changea alors le monde à tout jamais 8 juin 2017
    J'aurais pu être ami avec Mark Zuckerberg. Je veux dire, le désormais mondialement célèbre fondateur de Facebook et moi avons pratiquement le même âge.
    Neil Jomunsi
  • [PODCAST] Entretien avec Matthieu Dhennin, écrivain 2 juin 2017
    Voyage en podcast au pays des artistes : aujourd'hui, c'est avec Matthieu Dhennin que ça se passe.
    Neil Jomunsi
  • Comment corriger un texte ? 19 mai 2017
    Corriger n'est toujours pas une étape marrante du processus d'écriture (quoique), mais c'est une étape nécessaire si l'on veut améliorer et enrichir son texte.
    Neil Jomunsi
  • Dernier article 16 janvier 2017
    tout est dans le titre ... préparez les mouchoirs HandyLinux est une belle aventure démarrée en 2013 et qui a montré que le besoin d'un outil facilitant pour les débutants n'était pas entièrement comblé par des distributions comme Ubuntu ou LinuxMint.bien sûr, HandyLinux ne s'est jamais hissée au niveau de ces grandes distributions, mais c'était […]
    arpinux
  • HandyLinux et le changement d'hébergement 13 janvier 2017
    bonjour @tout-e-s j'espère que les fêtes de fin d'année se sont bien passées pour vos et vos proches encore tous mes vœux pour 2017 ! Dans le dernier article, je parlais de nom de domaine et d'hébergement : petite explication.La situation de départ : HandyLinux-1.9 va passer en fin de vie : documentation et dépôts […]
    arpinux
  • Bonne Année 2017 31 décembre 2016
    Bonjour @ toutes et à tous Quelle année 2016 ! la fusion avec Debian-Facile et la naissance du projet DFLinux, la mise en place des cahiers du débutant, l'accueil sur le forum Debian-Facile ... une belle année qui a vu notre distribution disparaître au profit d'un projet plus vaste, plus généraliste, et qui fait entrer […]
    arpinux
  • The Beginner's HandBook is on line ! 21 décembre 2016
    bonjour @toutes et tous Une brêve pour vous annoncer la première version anglaise des cahiers du débutant !Grâce à Saby43 du collectif Emmabuntüs , le projet tient le roadmap et The beginner's HandBook est en ligne pour nowel Un immense merci à Saby43 pour son travail de fou (et je sais de quoi je parle) […]
    arpinux
  • Fermeture du forum HandyLinux 11 décembre 2016
    bonjour à toutes et tous et voilà, ça devait arriver ... bye bye le forum'handylinux ... depuis juillet dernier et notre fusion avec la communauté Debian-Facile, nous avons développé les outils de la transition : les cahiers du débutants et l'image ISO facilitante DFLinux , le tout sous le regard bienveillant de la communauté Debian-Facile […]
    arpinux
  • Comment migrer d'HandyLinux vers DFLinux 29 novembre 2016
    bonjour à tou-te-s Autant le dire clairement, point de g33kerie ou de bidouillage au programme : la migration vers DFLinux est d'une simplicité élémentaire car il ne s'agit en fait que d'un ajout (ou changement) de dépôts de paquets Avant de migrer ... comprendre les différencesLa distribution HandyLinux est une dérivée Debian, ce qui veut […]
    arpinux
  • Projet DFLinux : arrivée des ISOs stables 26 novembre 2016
    Elles sont fraîches, elles sont bonnes, elles sont stables, elles sont prêtes !!! Le projet DFLinux vous présente ses images ISO Debian "Jessie" en version stable !Un petit mois d'avance sur le programme, mais quand on aime ...Les derniers changements depuis la version "beta2"suppression de gparted du système installé (gnome-disk suffit largement pour le formatage […]
    arpinux
  • Les cahiers du débutant : mise à jour et gel de la version "Jessie" 18 novembre 2016
    Bonjour à tout-es J'ai le plaisir de vous présenter la dernière mise à jour des cahiers du débutant sur Debian, qui sera la dernière version pour Debian Jessie.Les changementsAjout de nouvelles sections :la gestion des utilisateurs ,les backports  avec l'exemple LibreOffice,les dépôts externes avec l'exemple Firefox et les dépôts Mozilla .Ajout de sites dans l'annuaire […]
    arpinux
  • Dynamics of the Free World in Ivory Coast 30 juin 2017
    Here we are once again, plunged into the very heart of the Ivory Coast bright youth actions.@yiyikoh, Ovillage, JerryClan of Ivory Coast, etc, are some of the sites and projects established by young and very ambitious Ivorians, with the goal – among others – to promote the free software, to create platforms aiming for solidarity […]
    yves
  • La Dynamique du Libre en Côte d’Ivoire 12 juin 2017
    Une fois de plus, nous voici plongés au cœur des actions de la brillante jeunesse de Côte d’Ivoire. @yiyikoh, Ovillage, JerryClan de Côte d’Ivoire, etc, sont autant de lieux et de projets mis sur pied par de jeunes ivoiriens très ambitieux, ceci dans le but entre autres de promouvoir les logiciels libres, d’instaurer des plateformes […]
    shihtzu
  • Release Emmabuntüs Debian Edition 1.02 with Lilo and UEFI included! 24 mars 2017
    On March 20, 2017, the Emmabuntüs Collective is happy to announce the release of the new Emmabuntüs Debian Edition 1.02 (32 and 64 bits), based on Debian 8.7 distribution and featuring the XFCE desktop environment. This distribution was originally designed to facilitate the reconditioning of computers donated to humanitarian organizations, starting with the Emmaüs communities (which is where the distribution’s name obviously comes from), […]
    shihtzu
  • Sortie de l’Emmabuntüs Debian Edition 1.02 avec Lilo et UEFI inclus ! 24 mars 2017
    Le Collectif Emmabuntüs est heureux d’annoncer la sortie pour le 20 mars 2017, de la nouvelle Emmabuntüs Debian Édition 1.02 (32 et 64 bits) basée sur la Debian 8.7 et XFCE. Cette distribution a été conçue pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations humanitaires, à l’origine aux communautés Emmaüs (d’où son nom), pour […]
    shihtzu
  • Yes, Jerry Can in Africa ! 22 février 2017
    Friday May 25th 2012, has been a very special day for the Free Software community in the Ivory Coast country. The Yamoussoukro town, commonly called Yakro by the Ivorians, experienced a significant event in the whole coworking history. “The sharing night” gathering, as the coworkers decided to name it, was hosted in the City Hall […]
    yves
  • YES, JERRY CAN ! (Jerrycan) 16 février 2017
    Le vendredi 25 mai 2012 a été un jour pas comme les autres pour la communauté du Libre de Côte d’Ivoire. La ville de Yamoussoukro, communément appelée Yakro par les Ivoiriens, a vécu un événement des plus marquants de l’histoire du coworking2. « La nuit du partage », comme ont décidé de la nommer les coworkers, a […]
    shihtzu
  • A Distro For All Seasons 1 novembre 2016
    In its September 2016 edition, the Linux Format English magazine published a long interview of our Emmabuntüs collective, conducted by their journalist Jonni Bidwell. The paper begins with a brief history of the first voluntary actions made by Patrick at Emmaüs community of Neuilly-Plaisance, and the first traveling companions who started the Emmabuntüs collective adventure. Next […]
    yves
  • Une distro pour l’éternité ! 30 octobre 2016
    Dans son édition de Septembre 2016 la revue anglaise Linux Format publie une longue interview du collectif Emmabuntüs conduite par leur journaliste Jonni Bidwell. L’article débute avec un historique rapide des premières actions de Patrick bénévole à la Communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance, et les premiers compagnons de route qui ont démarré l’aventure du collectif Emmabuntüs. […]
    shihtzu
  • On September 5 2016, EmmaDE on the roof of the world ! 15 septembre 2016
    On September 5, 2016, the Emmabuntüs Collective is happy to announce the release of the new Emmabuntüs Debian Edition 1.01 available for 32 and 64 bits, based on Debian 8.5 distribution featuring the XFCE desktop environment. We hope that this new Debian based version will be adopted by the associations with which we collaborate : YovoTogo […]
    shihtzu
  • Basta ! revient en septembre 26 juillet 2017
    - Chroniques / A la une
  • Un navire « anti-réfugiés » affrété par l'extrême-droite suspecté d'embarquer un équipage armé 25 juillet 2017
    Des militants d'extrême-droite de plusieurs pays européens ont lancé leur opération « Defend Europe » en Méditerranée. Grâce notamment à des campagnes de financement participatif, ils ont réussi à affréter un bateau qui a appareillé de Djibouti début juillet vers le Canal de Suez puis la Méditerranée. Leur objectif : empêcher les migrants qui tentent […]
    Ivan du Roy
  • Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement 24 juillet 2017
    Le gouvernement a décidé de diminuer l'Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et […]
    Ivan du Roy
  • La société civile appelle à un « Grenelle » de l'hospitalité et de l'accueil des étrangers en France 24 juillet 2017
    Trente-cinq bébés et leurs parents demandeurs d'asile dormant dans la rue à Strasbourg ; des réfugiés empêchés de demander l'asile à la frontière franco-italienne ; des campements sauvages à Paris faute de centre d'accueil ; des bénévoles harcelés par la police pour avoir distribué de l'aide alimentaire à Calais ; un « plan migrants » […]
    Rédaction
  • « Veiller sur mes parents » : faire payer la relation humaine rend les facteurs mal à l'aise 21 juillet 2017
    La Poste a lancé le service « Veiller sur mes parents » le 22 mai 2017 à grand renfort de publicité. Elle propose un ou plusieurs passages par semaine du facteur au domicile de personnes âgées, suivi d'un compte rendu de la visite par le biais d'une application sur smartphone. Un service payant pour se […]
    Stéphane Ortega
  • Brasseurs et malteurs font mousser mille bières artisanales face à la domination des marques industrielles 20 juillet 2017
    La suprématie des bières industrielles, vendues quasiment partout, va-t-elle bientôt décliner ? Les brasseries artisanales se multiplient en France. L'hexagone compte aujourd'hui près de 1100 brasseries, contre une trentaine dans les années 80. Une majorité explorent des produits simples, naturels et artisanaux, élaborés en petite quantité et distribués localement. Avec 185 établissements brassant blondes, ambrées, […]
    Sophie Chapelle
  • Sauvetage en mer : l'Europe s'en prend aux ONG mais pas aux garde-côtes libyens 19 juillet 2017
    Elles ont déjà fait l'objet d'enquêtes, sans preuves, pour soi-disant avoir collaboré avec des passeurs et des trafiquants d'êtres humains. Les organisations non gouvernementales (ONG) qui procèdent à des sauvetages en mer Méditerranée pour secourir des migrants, telles l'association SOS Méditerranée, dont le siège est à Marseille, ou l'organisation allemande Sea Watch, sont à nouveau […]
    Rachel Knaebel
  • Assa Traoré : « La France a besoin d'une belle révolution » 19 juillet 2017
    Il y a un an, le 19 juillet 2016, Adama Traoré décédait lors de son interpellation par la gendarmerie. Depuis, sa famille, ses amis et leurs soutiens se mobilisent pour établir la vérité et obtenir justice, malgré la violence des attaques dont ils font l'objet. Leur combat rassemble bien au delà de Beaumont-sur-Oise (Val d'Oise), […]
    Thomas Clerget
  • « Hier encore on a fermé une usine, alors qu'en face on construit une prison » 19 juillet 2017
    Sorti il y a presque quinze ans, en 2003, La raison du plus fort aurait pu avoir été réalisé aujourd'hui. On ne ressort pas indemne de ce film documentaire dont le propos pourrait être résumé par la première phrase du synopsis : « Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. » Posant […]
    Les lucioles du doc
  • Le city-branding, déjà has-been? 30 juin 2017
    I love NYC, IAMsterdam, OnlyLyon… Le city-branding (ou marketing des villes pour les francophiles) connaît depuis quelques années ses heures.. The post Le city-branding, déjà has-been? appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Céline Beaufils.
    Céline Beaufils
  • « Non, tous les designers ne bossent pas pour rendre les gens accros ! » – Entretien avec Geoffrey Dorne 15 juin 2017
    Pour Geoffrey Dorne, le monde du design serviciel recherche bien trop souvent des usages pour rendre dépendant. Tout l’inverse de.. The post « Non, tous les designers ne bossent pas pour rendre les gens accros ! » – Entretien avec Geoffrey Dorne appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Samuel […]
    Samuel Roumeau
  • OuiShare Fest : Villes de tous les pays, unissez-vous ! – Vaste programme ! 6 juin 2017
    Pour sa cinquième édition, le OuiShare Fest, qui se tiendra du 5 au 7 juillet prochains aux Magasins Généraux à.. The post OuiShare Fest : Villes de tous les pays, unissez-vous ! – Vaste programme ! appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Arthur De Grave.
    Arthur De Grave
  • La démocratie ne va pas se faire toute seule, alors bougeons! 29 mai 2017
    La démocratie inspirée des schémas de pensée du 20ème siècle bat de l’aile, et le semblant de participation qu’institue le.. The post La démocratie ne va pas se faire toute seule, alors bougeons! appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by OuiShare.
    OuiShare
  • Nous citoyens, créons des espaces du « libres ensemble » dans la ville 18 mai 2017
    Démocratie participative, hacking urbain, tiers-lieux, numérique… Les citoyens ont désormais entre leurs mains de nouveaux outils, comme autant de baguettes.. The post Nous citoyens, créons des espaces du « libres ensemble » dans la ville appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Céline Beaufils.
    Céline Beaufils
  • Entrepreneurs urbains : le OuiShare Fest vous veut du bien! 17 mai 2017
    Pour sa 5ème édition, le OuiShare Fest 2017 appelle les entrepreneurs d’Ile-de-France et de Navarre à se jeter dans son.. The post Entrepreneurs urbains : le OuiShare Fest vous veut du bien! appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by OuiShare.
    OuiShare
  • L’innovation ouverte va dévorer la mobilité – Entretien avec Gabriel Plassat 9 mai 2017
    Grand architecte de la Fabrique des Mobilités, Gabriel Plassat est l’un des visionnaires et personnalités incontournables de la mobilité en.. The post L’innovation ouverte va dévorer la mobilité – Entretien avec Gabriel Plassat appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Paul Richardet.
    Paul Richardet
  • Maire de toutes les transitions – Entretien avec Johanna Rolland 25 avril 2017
    Depuis son élection à la tête de la sixième ville de France en 2014, elle a fait du collaboratif, de.. The post Maire de toutes les transitions – Entretien avec Johanna Rolland appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by Côme Bastin.
    Côme Bastin
  • Bastions, barons, bobos, la ville ouverte aura votre peau ! 21 avril 2017
    Vous êtes devant votre écran, c’est la première fois que vous faites cette démarche-là sur le site internet de votre.. The post Bastions, barons, bobos, la ville ouverte aura votre peau ! appeared first on OuiShare FR - Itinéraires pour une Société Collaborative by vincentlaurent.
    vincentlaurent
  • L’entrainement cérébral est-il efficace ? 27 juillet 2017
    Peut-on oui ou non entraîner le cerveau à l’aide d’outils numériques ? La question reste très controversée, et ce n’est pas le dernier post de blog du « Neurosceptique », paru sur le site de Discover Magazine (@neuro_skeptic et @discovermag), qui va calmer les esprits. Le post concerne une étude parue dans le (...)
    Rémi Sussan
  • L’IRM pour lire des pensées complexes 26 juillet 2017
    En 2008, nous présentions les travaux de l’équipe de Marcel Just et Tom Mitchell, du Centre d’imagerie cognitive du cerveau de l’université de Carnegie Mellon, qui avait réussi à démontrer la capacité de l’IRM à lire des pensées simples en analysant les zones cérébrales activées lorsqu’on pense, par exemple, à (...)
    Rémi Sussan
  • Où en est la police prédictive ? 26 juillet 2017
    Lors de la journée d’étude organisée par l’Institut national des hautes études sur la sécurité et la justice, il n’a pas été question que de justice prédictive, comme nous l’avons évoqué dans notre dossier. Il a aussi été question d’un tout autre sujet, celui de la police prédictive. Sur InternetActu.net (...)
    Hubert Guillaud
  • Un troisième pouce pour étendre ses capacités naturelles 25 juillet 2017
    La designer Dani Clode (@daniclode), récemment diplômée du Royal College of Arts, nous propose de nous doter d’un troisième pouce (vidéo). Un moyen de montrer que les prothèses peuvent être plus que des substituts et devenir de véritables attributs, souligne le magazine Dezzen. « Étymologiquement, « prothèse » signifie « ajouter », ce qui ne (...)
    Hubert Guillaud
  • Vers la justice analytique (3/3) : entre performance et optimisation 25 juillet 2017
    Quels sont les enjeux de l’ouverture des données de justice qui s’annoncent ? Retour en détail sur un colloque de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, pour prendre le temps d’en comprendre les enjeux. 3e partie. 
 Le long chemin de la dématérialisation de la (...)
    Hubert Guillaud
  • Quand une IA en observe une autre… 24 juillet 2017
    Comment comprendre le raisonnement des IA ? Cela semble bien devenir la grande question des prochaines années, et nous avons déjà mentionné dans nos colonnes certaines tentatives visant à comprendre le fonctionnement de ces systèmes souvent opaques. Le New Scientist nous présente une nouvelle méthode, créée par Christopher Grimm, de l’université (...)
    Rémi Sussan
  • Vers la justice analytique (2/3) : prédiction et régulation en leurs limites 24 juillet 2017
    Quels sont les enjeux de l’ouverture des données de justice qui s’annoncent ? Retour en détail sur un colloque de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, pour prendre le temps d’en comprendre les enjeux. 2e partie. Angèle Christin (@angelechristin), sociologue et ethnographe, spécialiste de la (...)
    Hubert Guillaud
  • Vers la justice analytique (1/3) : l’enjeu de l’ouverture des données de justice 21 juillet 2017
    Dans un amphithéâtre un peu surchauffé de l’École militaire à Paris se tenait fin juin une journée d’étude sur la question des algorithmes appliqués à la justice et à la police organisée par l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice et le projet de recherche (...)
    Hubert Guillaud
  • L’agilité… c’est compliqué ! 18 juillet 2017
    Signe des temps, l’une des grandes questions qui agitait les présentations plus business de la dernière session des conférences USI, n’était plus tant de réussir la transformation numérique des entreprises que de devenir « agiles », de se libérer des pesanteurs du management. Mais comment changer le management ? Peut-on changer le management (...)
    Hubert Guillaud
Welcome , today is jeudi, 27 juillet 2017